En utilisant le site onmangequoi.lamutuellegenerale.fr vous acceptez l'utilisation de cookies, destinés à vous offrir une navigation optimale et des contenus personnalisés. En savoir plus
Imprimer le dossier

Dossiers Famille

Poissons : sauvages ou d’élevage ?

Du poisson combien de fois par semaine ?

Concilier les atouts nutritionnels des poissons et leur potentielle toxicité : tels sont les enjeux des recommandations de consommation.

D’un côté, les nutritionnistes qui nous verraient bien manger du poisson presque tous les jours ; de l’autre, les toxicologues qui alertent sur la contamination des poissons en métaux lourds, résidus de pesticides et autres polluants.

 

Les atouts nutritionnels

Les poissons apportent autant de protéines que les viandes. À ce titre, ils peuvent être recommandés aux personnes qui mangent peu ou pas de produits carnés. Ils se divisent entre les poissons dits maigres (poissons blancs tels que le cabillaud, le merlan, la sole…) et les poissons dits gras (poissons « bleus » tels que le hareng, le maquereau, la sardine). Les premiers apportent moins de 1% de graisses et sont, par conséquent, peu caloriques : environ 80 kcal aux 100 g. Les seconds constituent nos fournisseurs quasi-exclusifs d’EPA et de DHA, des oméga 3 essentiels au bon fonctionnement du cerveau et de la rétine, que l’organisme ne produit qu’en faibles quantités. Les poissons sont aussi d’excellentes sources d’iode, de sélénium, de phosphore, de vitamines B et, en ce qui concerne les poissons gras, de vitamine D.

 

Les contaminants

Depuis une quinzaine d’années, les agences de sécurité sanitaire nous alertent : divers polluants sont susceptibles de contaminer la chair des poissons. Dioxines, méthylmercure, polychlorobiphényles (PCB), résidus de pesticides… Tous ces composés, dérivés de l’activité humaine, peuvent affecter le développement du système nerveux des enfants exposés au cours de leur vie fœtale ou de leurs trois premières années de vie. PCB, dioxines et certains pesticides comptent parmi les perturbateurs endocriniens.

 

Les recommandations en vigueur

Considérant les avantages et les inconvénients des poissons, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), recommande d’en consommer deux fois par semaine, une fois un poisson gras, une fois un poisson maigre, en variant les espèces et les lieux d’approvisionnement. Anguille, barbeau, brème, carpe et silure sont parmi les poissons d’eau douce ceux qui sont susceptibles de contenir le plus de PCB. Il ne faut pas en manger plus de deux fois par mois et seulement une fois tous les deux mois pour les femmes enceintes ou qui allaitent, les enfants de moins de 3 ans et les filles jusqu’à la fin de l’adolescence. Espadon, marlin, siki, requin et lamproie sont les poissons prédateurs les plus à risque : femmes enceintes ou qui allaitent et enfants de moins de 3 ans doivent les éviter.

 

Pour certains chercheurs, comme le Pr Philippe Legrand, directeur du laboratoire de nutrition humaine de l’Inra de Rennes, la consommation de poisson gras une fois par semaine est insuffisante, quand on met en balance l’intérêt des oméga 3 dans la prévention des maladies neuro-dégénératives, de type Alzheimer, et leur potentielle toxicité. L’étude Calypso, menée par l’Anses en 2013, indique d’ailleurs que les taux de contaminants des poissons pêchés au large des côtes françaises sont inférieurs aux seuils réglementaires. Alterner poissons sauvages et poissons d’élevage pourrait être une solution pour consommer sans risque davantage d’oméga 3.

Poissons et produits de la pêche, conseils de consommation, document de l’Anses datant de juin 2015. www.anses.fr

 

Dossiers

  • Tous les dossiers
  • Dossier du mois Famille
  • Dossier du mois
    Après 50 ans

Famille

  • Dossiers
  • Recettes
  • Recettes magiques
  • Besoins alimentaires

Besoins alimentaires

  • Enfants
  • Adolescents
  • Adultes

Recettes

  • Toutes les Recettes
  • Recettes sans se ruiner
  • Menus de la semaine

Après 50 ans

  • Dossiers
  • Recettes
  • Besoins alimentaires

Mais aussi...

  • Tests & Quiz
  • Encyclopédie
Espace adhérents Plan du site Mentions légales

©2013 On mange quoi ? Ce service vous est proposé par La Mutuelle Générale.