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Dossiers Après 50 ans

Les sucres : amis ou ennemis ?

Les sucres font-il grossir ?

On entend régulièrement que les aliments industriels trop gras ou trop sucrés sont à l’origine de la progression de l’obésité. Qu’en est-il vraiment ? L’avis de Marc Fantino, professeur de physiologie humaine et nutrition.

Aux Etats-Unis, la réduction des apports en lipides n’a pas permis de freiner l’évolution de l’obésité. Les glucides sont-ils en cause ?

Marc Fantino - Les études épidémiologiques (d’observation) ne retrouvent pas systématiquement un lien de cause à effet entre consommation de sucres et surpoids ou obésité, sauf dans le cas des boissons sucrées non édulcorées. L’obésité est multifactorielle. Elle peut se développer en cas d’apport énergétique globalement supérieur aux dépenses, et cela que les calories excédentaires proviennent des sucres ou des graisses (ou des autres nutriments énergétiques, protéines et alcool). En outre, les dépenses sont devenues faibles, compte-tenu de nos modes de vie sédentaires.

 

Les aliments à fort index glycémique ne jouent-ils pas un rôle spécifique ?

M.F. – Les aliments à fort index glycémique sont ceux qui élèvent rapidement la glycémie (taux de sucre sanguin), voire fortement en fonction de leur teneur en glucides et de la quantité consommée. On peut citer, par exemple, de nombreux aliments céréaliers raffinés ou transformés par les industriels : céréales de petit-déjeuner, pain de mie, riz express précuit, purée de pomme de terre en flocons. Or plus la glycémie augmente, plus la sécrétion d’insuline est importante. Si cette hormone est essentielle au bon fonctionnement de l’organisme, elle favorise aussi le stockage. Néanmoins, on ne peut pas attribuer l’épidémie d’obésité à ces aliments, dont l’impact sur la glycémie est moindre lorsqu’ils sont consommés au sein de repas équilibrés, associés à des fibres (des légumes), des protéines et des lipides (viande, poisson, fromage…).

 

Les enfants consomment-ils trop d’aliments sucrés ?

M.F. – La consommation des enfants est guidée par le plaisir. Différents travaux montrent que l’attirance pour les produits sucrés est non seulement liée à leur saveur (l’attrait pour le goût sucré est inné), mais également à leur apport énergétique – l’organisme recherche de l’énergie, ce qui a pour effet de renforcer inconsciemment l’attrait pour ces produits. Ceci dit, la majorité des enfants régulent bien leur consommation, s’arrêtant de manger quand ils n’ont plus faim ou mangeant moins dans les heures qui suivent une surconsommation.

 

Les adultes peuvent-ils être « accros » au sucre ?

M.F. – Au sens médical du mot, on ne peut pas parler d’addiction au sucre comme à l’alcool ou aux drogues. Il n’y a ni assuétude, ni syndrome de sevrage ! Mais comme les aliments sucrés sont agréables à consommer, on peut être tenté d’en manger au-delà de nos besoins énergétiques. En outre, la multiplicité des produits existants sur le marché peut mettre à mal le système physiologique de contrôle de la prise alimentaire. Il faut savoir que grâce à des processus d’apprentissage inconscients, le cerveau se constitue au fil de la consommation des différents aliments une table de leur composition, lui permettant d’ajuster les quantités aux besoins (via les sensations de faim, rassasiement et satiété). Mais lorsque les données deviennent trop nombreuses, le système risque d’être débordé.

 

Quelles solutions pour éviter de surconsommer des aliments sucrés ?

M.F. – Il faut d’abord les réserver pour les fins de repas, après avoir mangé suffisamment de légumes, de féculents, voire de viande ou de poisson, qui permettent d’arriver au dessert en étant déjà bien rassasié. Ensuite, il convient d’éviter de mettre plusieurs desserts sucrés (crèmes desserts, glaces, pâtisseries…) sur la table. Des études montrent que lorsqu’on ressent moins de plaisir pour un premier dessert et qu’on est prêt à s’arrêter de manger, on retrouve de l’appétit si un second est disponible. Enfin, il ne faut pas se laisser tenter systématiquement par les nouveautés, de façon à avoir un registre alimentaire suffisamment limité pour que l’organisme s’y retrouve. Il est donc préférable de savoir se limiter sur les produits sucrés qui, de surcroît, sont souvent riches en graisses cachées.

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Marc Fantino est directeur scientifique du centre d’études cliniques CreaBio Rhône- Alpes au CH Montgelas de Lyon-Givors : www.creabio-ra.com

 

 

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