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Calculs rénaux : les prévenir, les traiter

En prévention, six conseils diététiques

Manger équilibré constitue sans doute l’une des meilleures préventions contre les calculs rénaux. Les conseils du Pr Jean-Philippe Haymann, néphrologue, et d’Emilie Lacombes, diététicienne.

Si une hydratation suffisante est la mesure anti-calculs n°1, un régime adapté renforcera son efficacité. « Lorsqu’elle est possible, l’analyse des calculs permet d’affiner les conseils diététiques en prévention des récidives », souligne la diététicienne.

 

Réduire sa consommation de sel

L’excès de sel augmente l’élimination de calcium dans les urines. Or qu’observe-t-on ? Que les Français consomment trop de sel. « Près de 90 % des calculs comportent du calcium, indique le néphrologue. Réduire l’apport de sel est doublement bénéfique, pour les reins et pour le cœur ». Concrètement, il s’agit de remplacer le sel de cuisine par des herbes ou des épices et, surtout, de limiter les plats cuisinés et les soupes du commerce, les chips, les biscuits apéritifs, les charcuteries et les fromages.

 

Du calcium juste ce qu’il faut

Entre 800 et 1 000 mg par jour. Telle est la recommandation… même si, à cette dose, l’analyse de certains calculs a révélé la présence de calcium. « Autrefois, en cas de lithiase calcique, on conseillait de restreindre les aliments riches en calcium, rappelle le Pr Haymann. Or, lorsque l’apport alimentaire est trop limité, l’organisme puise dans les réserves osseuses. Conclusion, cela ne réduit pas le risque de calcul mais, en revanche, cela accroît le risque d’ostéoporose (déminéralisation osseuse) ». Il faut s’en tenir aux 3 produits laitiers par jour recommandés par le PNNS, poursuit la diététicienne : « Idéalement, il faudrait manger deux laitages de type yaourt et une seule part de fromage pour limiter l’apport en sel. » Ceux qui ne consomment pas de produit laitier peuvent compenser par de l’eau minérale riche en calcium.

 

Des protéines sans plus

Un apport excessif de protéines augmente également la teneur en calcium des urines. En outre, les sources de protéines animales (viandes, charcuteries, abats, gibiers, poissons) sont riches en purines, transformées dans l’organisme en acide urique. « Nous observons souvent des lithiases à base d’urate chez ceux qui suivent un régime hyper-protéiné en vue de perdre du poids ou de prendre de la masse musculaire », remarque le Pr Haymann. En guise de repère : 100 g (pour une femme) à 150 g (pour un homme) de viande ou de poisson par jour suffit.

 

Tout doux sur les sucreries

Trop de fructose conduit l’organisme à fabriquer de l’acide urique et augmente ainsi le risque de calcul d’urate. « Ce sucre connu pour être présent dans les fruits et le miel se cache dans tous les aliments et boissons sucrés », indique Emilie Lacombe. Mieux vaut éviter les sodas, s’habituer au café sans sucre et limiter pâtisseries, glaces, confitures et confiseries.

 

Limiter les oxalates

Dans le cas où de premiers calculs analysés contiennent de l’oxalate, il est judicieux de modérer les aliments riches en acide oxalique : cacao et chocolat noir, bettes, betteraves, oseille, épinards, rhubarbe et fruits secs oléagineux, tels qu’amandes ou cacahuètes. Sans pour autant les supprimer, car rappelle le Pr Haymann, « les calculs ont peu de chances de se former tant que l’hydratation est correcte. »

 

Au moins cinq fruits et légumes par jour

Constitués de 80 à 95 % d’eau, ils contribuent à l’hydratation. Ils apportent du calcium qui vient en renfort de celui contenu dans les produits laitiers. Grâce à leurs sels minéraux, calcium, magnésium et potassium, ils évitent d’avoir des urines trop acides et protègent ainsi des calculs à base d’urate.

« Les conseils diététiques doivent d’autant mieux être suivis que les lithiases sont récurrentes. Il est d’ailleurs judicieux de consulter au moins une fois un diététicien spécialisé », résume le Pr Haymann.

En savoir plus

Pour retrouver les recommandations du Programme National Nutrition Santé (PNNS) : www.mangerbouger.fr/pnns

 

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