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Dossiers Famille

Mieux connaître la micronutrition

« Des conseils sur mesure »

Visant le bien-être et la prévention de multiples maladies, la micronutrition est une science jeune, qui date des années 1990. Cinq questions au Dr Didier Chos, président de l’Institut européen de diététique et de micronutrition (IEDM).

Qu’est-ce que la micronutrition ?

Dr Didier Chos - La micronutrition vise à satisfaire les besoins nutritionnels de chaque individu, par le biais d’une alimentation équilibrée et variée et, le cas échéant, de compléments alimentaires. Elle met l’accent sur de bons apports en micronutriments : vitamines, minéraux polyphénols… Elle a pour objectif de renforcer les défenses de l’organisme de façon à prévenir les maladies ou limiter la prise de médicaments à effets secondaires (anti-inflammatoires, antibiotiques…).

 

Ne suffit-il pas de faire des cures de compléments alimentaires pour éviter les carences ?

D. C. - Prendre un complément alimentaire sans le conseil d’un professionnel peut s’avérer inefficace voire contre-productif. Pour savoir si un individu a besoin d’un complément, il faut commencer par calculer ses apports en micro-nutriments provenant de l’alimentation. Et il faut pouvoir évaluer ses besoins spécifiques, grâce à un bilan de son état de santé, voire à des dosages biologiques.

Comment la micronutrition peut-elle être personnalisée ?

D. C. - Les micro-nutritionnistes utilisent des questionnaires très pointus qui s’intéressent non seulement aux habitudes alimentaires des patients, mais également à leur sommeil, leur niveau de stress, leurs éventuels troubles digestifs, douleurs articulaires, infections à répétition, etc. Il en ressort un profil différent pour chacun, qui nécessite des conseils sur mesure.

 

Comment être certain qu’un professionnel de santé est compétent en micronutrition ?

D.C. - Les professionnels compétents sont réunis au sein de l’IEDM. Ils détiennent un Diplôme universitaire (DU) Alimentation Santé et Micronutrition, délivré par l’université de Bourgogne.

 

Les consultations de micronutrition sont-elles remboursées ?

D.C. - La consultation d’un médecin micro-nutritionniste est remboursée sur la base d’une consultation de médecine générale. La consultation d’un pharmacien ou d’un infirmier n’est pas prise en charge par l’Assurance maladie, celle d’un diététicien non plus. Cette dernière peut néanmoins être remboursée partiellement par certaines mutuelles.

De 7 à 77 ans…

La micronutrition se révèle utile à toutes les périodes de la vie. Quelques exemples de conseils ciblés, qui peuvent être affinés après un bilan.

Au-delà du plaisir qu’il procure, le contenu de l’assiette peut avoir un impact positif sur le fonctionnement de chaque organe.

Chez les enfants

- Prévention des allergies : des probiotiques (ferments lactiques) pendant la grossesse, orientent favorablement la flore intestinale de la maman et, par la suite, celle de l’enfant, en contribuant à un fonctionnement normal du système immunitaire.

 

- Réussite aux examens : prévoir suffisamment de protéines, viandes, fromages, qui favorisent la concentration. Les associer à des choux, poivrons, kiwis, oranges, fraises, riches en vitamine C. Penser aux poissons et aux œufs, dont les Oméga 3 et l’acétylcholine « dopent » la mémoire. Pour rester zen le jour J, miser sur le magnésium : fruits secs, chocolat noir, eau Hépar ou Contrex, pain aux céréales.

 

Chez les adultes

- Rester mince : rééquilibrer les repas, car un déficit en fer, en iode ou en magnésium diminue le métabolisme de base (le nombre de calories brûlées au repos). Pour limiter la sécrétion d’insuline, l’hormone des réserves, insister sur les aliments céréaliers complets, prévoir des crudités ou des légumes cuits midi et soir, ne s’autoriser des douceurs qu’en fin de repas (chocolat, biscuits…).

 

- Mettre toutes les chances de son côté pour concevoir un enfant : miser sur les anti-oxydants. Des fruits et légumes variés et de saison à chaque repas, de bonnes huiles, olive, noix, colza, au moins 2 fois par semaine du poisson, des fruits ou légumes secs. En revanche, il faut bannir le tabac et l’alcool, qui perturbent l’ovulation.

 

Chez les séniors

- Prévenir les effets du temps sur la santé : avec l’avancée en âge, les phénomènes d’oxydation augmentent. Varier à chaque repas la couleur des fruits et légumes, pour optimiser l’apport de polyphénols et autres pigments anti-oxydants : vert (épinard), rouge (tomate), violet (cassis), blanc (pomme), orange (carotte).

 

- Soulager les troubles digestifs : tenter le régime « Fodmaps », sans sucres fermentescibles, susceptibles donc de fermenter dans l’intestin. Supprimer successivement pendant 15 jours, les sources de fructose (sucreries), de polyols (bonbons et chewing-gums sans sucre), de fructanes (excès de féculents, aliments industriels), de fibres irritantes (pain de son, légumes secs), de lactose (laits de vache, de chèvre et de brebis).

 

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