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Équilibre et budget serré sont compatibles !

Se nourrir sainement sans trop débourser, c’est possible. Les conseils de Nicole Darmon, chercheuse à l’Inserm de Montpellier et initiatrice du projet Opticourses.

Les produits les moins chers ne sont-ils pas majoritairement très gras ou très sucrés ?

Nicole Darmon – Les aliments très gras ou très sucrés (chips, barres chocolatées…) qui sont concentrés en calories sont effectivement des sources d’énergie bon marché. À l’inverse, les aliments riches en nutriments protecteurs, mais faiblement caloriques (fruits, légumes, poissons), sont beaucoup plus chers, rapportés à leur apport énergétique. Considérés comme « peu nourrissants », ils sont quasi absents du caddie des personnes qui doivent faire face à d’importantes contraintes budgétaires.

Quel est le budget alimentaire minimum pour manger équilibré ?

N. D. – Il faut compter au minimum 3,50 € par personne et par jour. Pour obtenir ce chiffre, nous avons tenu compte des recommandations nutritionnelles (5 fruits et légumes par jour, 3 produits laitiers par jour…) et du prix moyen des produits les moins chers dans chaque groupe d’aliments, tout en introduisant des critères d’acceptabilité. Les produits retenus doivent en effet correspondre aux habitudes alimentaires des Français.

Quels aliments avez-vous sélectionnés dans le cadre du projet Opticourses ?

N. D. – Le projet Opticourses, initié dans certains quartiers de Marseille, vise à inciter des consommateurs aux revenus modestes à s’approvisionner en aliments qui présentent un bon rapport qualité nutritionnelle/prix. Les aliments retenus sont notamment le lait, les yaourts nature, les œufs, les viandes blanches, les légumineuses, les soupes, les compotes, les jus de fruits, les poissons (frais, mais aussi en conserve et/ou surgelés), fruits et légumes en conserve ou surgelés, ainsi que les fruits et légumes frais à moins de 1,90 € le kilo.

Ces aliments séduisent-ils les consommateurs ?

N. D. – Dans le cadre d’une action en magasin, les aliments sélectionnés ont été jugés attractifs du point de vue du goût par 52,8 % des personnes interrogées et, du point de vue de la praticité, par 68,5 %. Avec quelques notions de cuisine, il est facile de mettre ces produits en valeur et d’en faire des plats appétissants.


Revoir l’équilibre des repas

Plus de végétal, moins de produits industriels transformés : telle est la clé pour équilibrer son budget tout en prenant soin de sa santé. Les astuces de Nicole Darmon, chercheuse à l’Inserm de Montpellier et de Caroline Rio, diététicienne-nutritionniste.

Interrogés sur leur façon de maîtriser leur budget alimentaire, 55 % des Français déclarent acheter moins de viande ou de poisson. De fait, ces deux catégories d’aliments représentent un poste important de dépenses1.

Arbitrer entre les groupes d’aliments
« Les viandes et poissons d’une part, les fruits et légumes d’autre part, sont les aliments les plus chers », indique Nicole Darmon. Pour s’offrir davantage de fruits et légumes, il est judicieux de réduire la viande. Même arbitrage entre les produits laitiers et les plats cuisinés du commerce, dont la part est équivalente dans notre budget : ces derniers sont trop salés et souvent trop gras, autant privilégier les yaourts et les fromages frais, qui, eux, sont abordables. Enfin, les féculents (pains, pâtes, riz…), idéalement complets, sont à préférer aux biscuits, confiseries et chips.

Réduire la part des protéines animales
Selon la 3e étude individuelle nationale des consommations alimentaires (INCA 3), menée entre 2014 et 2015, les Français consomment encore trop de protéines d’origine animale (viandes et poissons, majoritairement)2. Réduire cette proportion permettrait de faire des économies et de tenir les recommandations de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) : un maximum de 500 g de viandes (volailles non comprises) par semaine et 25 g de charcuteries par jour.

Miser sur les légumes secs
Alors que l’Anses conseille d’en consommer plusieurs fois par semaine, seulement 11 % des enfants et 15 % des adultes déclarent en manger. « Ces aliments ont la réputation de faire grossir et d’occasionner des troubles digestifs, indique Caroline Rio. Classiquement, dans le cadre d’une alimentation végétarienne, on recommande de les associer à des céréales pour optimiser la qualité de leurs protéines. Mais au sein d’une alimentation omnivore, il est tout à fait possible de les manger avec des légumes verts, en verrine apéritive, en soupe ou en salade composée, dans des recettes plus légères. Trempage et cuisson suffisants permettent d’éliminer les composés qui les rendent indigestes. »3

(1)    Baromètre SOFINCO : Les Français et leur budget lié à l’alimentation (Mars 2016).
(2)    Etude Inca 3 : www.anses.fr/fr/content/inca-3-evolution-des-habitudes-et-modes-de-consommation-de-nouveaux-enjeux-en-mati%C3%A8re-de
(3)    Conseils et astuces pour préparer les légumes secs sur le site de la Fédération nationale des légumes secs : www.legume-sec.com/les-cuisiner/modes-de-preparation

En savoir plus

Savez-vous goûter les légumes secs ?, Bruno Couderc, Gilles Daveau, Danièle Mischlich, Caroline Rio, éd. Presses EHESP (2014).

 

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