En utilisant le site onmangequoi.lamutuellegenerale.fr vous acceptez l'utilisation de cookies, destinés à vous offrir une navigation optimale et des contenus personnalisés. En savoir plus
Imprimer le dossier

Dossiers Après 50 ans

Pour une bonne vue, une bonne nutrition

Ces aliments qui protègent l’œil

Toutes les études ou presque convergent vers les mêmes aliments capables de prévenir les maladies oculaires. Comment composer un menu rien que pour vos yeux ? Les conseils du Pr Alain Bron, ophtalmologiste au CHU de Dijon et chercheur à l’Inra.


Contre la DMLA : lutéine et zéaxanthine

Ces pigments de couleur jaune du groupe des caroténoïdes se concentrent naturellement au centre de la rétine, au niveau de la macula, qu’ils protègent de façon spécifique contre la lumière bleue, particulièrement agressive. Ils ont également une action antioxydante. « On retrouve une déficience chez les personnes souffrant de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). Dans une récente étude (1), les volontaires, supplémentés pour cause d’apports naturels faibles, ont vu leur risque de progression vers une forme avancée de DMLA réduit de 26 % en cinq ans ».

Lutéine et zéaxanthine se trouvent dans le brocoli, la courgette, le chou frisé, le chou de Bruxelles, l’épinard, la laitue, le maïs, le navet, le petit pois, l’orange, la pastèque, la pêche. Les Oméga 3 EPA et DHA sont aussi très probablement protecteurs. « Les plus gros consommateurs de poissons – la source principale d’EPA et de DHA – développent moins de DMLA. »

Pour le Pr Bron, « les personnes à risque de DMLA (âgées, fumeuses, avec des antécédents dans la famille…) ont tout intérêt à bien se nourrir, car si des injections permettent de freiner l’évolution de la forme dite humide de la maladie, il n’existe pas à l’heure actuelle de traitement médical pour la forme sèche ».

 

La vitamine C antidote de la cataracte

La cataracte se caractérise par une opacification du cristallin qui altère peu à peu la qualité de la vision. « Les études suggèrent que la progression de cette affection est plus lente chez les consommateurs de fruits et légumes riches en vitamine C. La lutéine et la zéaxanthine seraient également préventives. »

La vitamine C est très présente dans les agrumes, les fraises, le kiwi, la mangue, tous les choux, les épinards, le fenouil, le poivron ou encore la tomate. Consommer l’un de ces aliments parmi les 5 fruits ou légumes recommandés quotidiennement permet d’atteindre les 110 mg conseillés. L’apport peut être optimisé grâce à l’usage des fines herbes et du jus de citron dans les salades, sur les poissons ou dans l’eau de boisson.

 

Glaucomes : Oméga 3 en prévention

La recherche est moins aboutie concernant la prise en charge nutritionnelle des glaucomes, ces atteintes du nerf optique qui entraînent un rétrécissement du champ visuel après plusieurs années d’évolution. Néanmoins, plusieurs études montrent que les glaucomes se développent plus souvent chez les petits consommateurs de poissons ou de noix, déficients en Oméga 3. « En attendant d’en savoir plus, autant suivre les recommandations de santé publique, à savoir 2 poissons par semaine et 2 à 3 cuillères d’huile de colza ou de noix (ou quelques noix) chaque jour. Cela permet de satisfaire les apports conseillés en Oméga 3 et contribue à la prévention cardio-vasculaire. »

La prévention des maladies oculaires passe aussi par une visite annuelle chez l’ophtalmologiste, indique le Pr Bron. « Il est d’autant plus important d’effectuer un dépistage s’il y a des antécédents de DMLA ou de glaucome dans la famille », conclut-il.

(1) Age-Related Eye Diseases Study 2.

Rétinopathie diabétique : quelle prévention?

Cette atteinte des petits vaisseaux qui irriguent la rétine est une cause majeure de déficience visuelle chez les moins de 55 ans. Il y a pourtant moyen de l’éviter. Les explications du Pr Pascale Massin, chef du service d’ophtalmologie de l’hôpital Lariboisière, à Paris.

Environ 40 % des personnes diabétiques seraient concernées par la rétinopathie diabétique. Ce chiffre s’élève à 90 % pour les diabétiques de type 1 (« diabète du jeune » nécessitant d’emblée un traitement à l’insuline) après vingt ans d’évolution de la maladie.

 

Le rôle du diabète

La rétinopathie diabétique consiste en une altération des capillaires sanguins irriguant la rétine qui, peu à peu, s’obstruent. Il en résulte une réduction progressive de l’oxygénation, qui peut se compliquer d’un œdème. Cette atteinte oculaire est due à une hyperglycémie (taux de sucre sanguin trop élevé) chronique. En l’absence d’un dépistage, celle-ci évolue silencieusement pendant des années avant de se manifester par une baisse de l’acuité visuelle. En outre, dans 20 % des cas, elle est déjà présente lors de la découverte du diabète, ce qui signifie que le diabète était déclaré depuis plusieurs années mais non diagnostiqué.

 

Une alimentation appropriée

La rétinopathie diabétique n’a pas de raison de s’installer si le diabète est stabilisé. Pour normaliser la glycémie, la règle de base consiste à manger équilibré et à pratiquer au minimum une demi-heure d’activité physique quotidienne (les muscles pouvant utiliser l’excédent de glucose comme carburant). « Pour éviter une trop importante augmentation de la glycémie, le pain, les féculents, les fruits et les aliments sucrés doivent être consommés en quantité raisonnable et associés à des aliments non glucidiques tels que des légumes, du poisson ou de la viande, un laitage nature ou un fromage. »

Comme la rétinopathie est une maladie des vaisseaux sanguins, il est souhaitable d’utiliser des corps gras riches en graisses insaturées protectrices des artères et artérioles (huiles de noix, de colza ou d’olive). Le « régime » des 5 fruits ou légumes par jour (maximum 3 fruits) est essentiel pour ses nutriments antioxydants. Cette hygiène de vie permet autant de traiter un diabète déclaré que de prévenir la maladie chez les personnes prédisposées génétiquement.

 

Le suivi médical

« Outre l’alimentation, il faut bien sûr prendre ses médicaments, si on en a, et surveiller ses glycémies. Le dosage de l’hémoglobine glyquée (ou A1c) tous les trois mois permet de s’assurer que le diabète est équilibré et, dans le cas contraire, de revoir le traitement. » Quant à la prévention de la rétinopathie, elle passe par le dépistage du diabète grâce à un dosage régulier de la glycémie : au moins une fois par an s’il y a du diabète dans la famille.

Avant de se manifester, la rétinopathie peut être diagnostiquée grâce à un fond d’œil. Une visite annuelle chez l’ophtalmologiste est recommandée, a fortiori si on est diabétique. « N’oubliez pas d’informer l’ophtalmologiste que vous êtes diabétique si votre médecin traitant ne s’en est pas chargé. » La surveillance doit être renforcée dans certaines situations (croissance, grossesse, déséquilibre de la tension artérielle…).

Enfin, l’évolution de la rétinopathie diabétique peut être freinée grâce à un traitement au laser, permettant de préserver au mieux l’acuité visuelle.

 

Dossiers

  • Tous les dossiers
  • Dossier du mois Famille
  • Dossier du mois
    Après 50 ans

Famille

  • Dossiers
  • Recettes
  • Recettes magiques
  • Besoins alimentaires

Besoins alimentaires

  • Enfants
  • Adolescents
  • Adultes

Recettes

  • Toutes les Recettes
  • Recettes sans se ruiner
  • Menus de la semaine

Après 50 ans

  • Dossiers
  • Recettes
  • Besoins alimentaires

Mais aussi...

  • Tests & Quiz
  • Encyclopédie
Espace adhérents Plan du site Mentions légales

©2013 On mange quoi ? Ce service vous est proposé par La Mutuelle Générale.