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Intestin irritable et alimentation : des liens étroits

Les personnes souffrant de côlon irritable font souvent un lien entre la prise des repas et la survenue de leurs symptômes digestifs. A juste titre.

Selon le Pr Frank Zerbib, chef du service d’hépato-gastroentérologie du CHU de Bordeaux, le syndrome de l’intestin irritable (SII), aussi appelé colopathie fonctionnelle, concernerait entre 10 à 15 % de la population : « L’intensité des symptômes varie, en effet, selon les personnes. »
Le diagnostic peut être posé lorsque les examens pratiqués, comme une coloscopie, ne montrent aucune cause organique (tumeur, polype…). L’hypersensibilité s’expliquerait par « une micro-inflammation de la paroi intestinale, qui affecterait le fonctionnement des cellules nerveuses présentes dans le tube digestif ». Quant à la cause du SII, elle n’est pas connue. Les troubles peuvent se développer à l’occasion d’une banale gastro-entérite. Le stress peut favoriser ou entretenir les symptômes.

Dans la majorité des cas, la prise des repas entraîne gêne ou douleur. Les aliments gras ou fermentescibles sont les plus mal tolérés.

Faut-il se mettre au régime sans gluten ?

Les gastroentérologues ne recommandaient jusqu’à présent le régime sans gluten qu’aux personnes souffrant de maladie cœliaque. On constate, cependant, que l’éviction du gluten peut réduire les symptômes du côlon irritable.

Le gluten est une protéine commune à plusieurs céréales : blé, avoine, orge, seigle. Manger sans gluten implique de supprimer de nombreux aliments courants : pâtes, semoules, pains, biscuits, pâtisseries, pizzas… Il faut donc avoir une vraie raison médicale pour se lancer dans un régime si contraignant.

Dans plusieurs études, des volontaires souffrant du syndrome de l’intestin irritable ont vu leurs symptômes s’améliorer suite à l’exclusion du gluten, puis s’aggraver de nouveau par sa réintroduction.

« On ne sait pas encore quels sont les mécanismes de cette hypersensibilité. Il peut parfois y avoir confusion, explique le Pr Frank Zerbib. En effet, les aliments à base de blé fournissent tous de l’amidon qui peut être partiellement fermenté s’il n’est pas totalement assimilé, ainsi que des fructanes, des glucides non assimilables qui sont également fermentescibles. » Le spécialiste conseille ainsi à ses patients de « bien tester leur tolérance pour ne pas se priver inutilement ».

Quelles autres stratégies ?

Des pansements intestinaux aux antidépresseurs, les médicaments prescrits contre le syndrome de l’intestin irritable ont une efficacité variable d’une personne à l’autre. Différentes « techniques douces » peuvent venir à la rescousse.

L’activité physique. « Il existe peu de données sur ses bienfaits dans le domaine des troubles digestifs. Une étude récente vient cependant de montrer un effet favorable », note le Pr Frank Zerbib. Le bénéfice peut être indirect puisque l’activité régulière réduit le stress. De plus, il est établi que la sédentarité favorise la constipation.

 

Les différentes méthodes de relaxation (sophrologie, etc.). En visant à réduire le stress, elles peuvent également avoir un effet indirect.

 

L’hypnose. « Elle a une efficacité démontrée contre la douleur et, en particulier, contre les douleurs abdominales. Je propose cette technique à des personnes qui répondent mal aux médicaments ou qui souhaitent éviter un traitement médicamenteux. »

 

Les probiotiques. Ces micro-organismes concentrés dans des gélules ou des laits fermentés peuvent s’avérer utiles, même s’il n’existe pas à l’heure actuelle de consensus sur leur prescription.

 

 

En savoir plus :

 

L’Association des patients souffrant du syndrome de l’intestin irritable. www.apssii.org

 

Le Pr Frank Zerbib est président du Groupe français de neuro-gastroentérologie. www.gfng.org

 

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