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Dossiers Après 50 ans

Comment aider ses parents à bien manger ?

Surveiller son poids, c’est important !

Le poids est un marqueur de l’état nutritionnel, d’autant que passé 70 ans, l’amaigrissement se produit principalement au détriment de la masse musculaire. Le Pr Lesourd recommande de se peser au moins une fois par mois, toujours dans des conditions strictement identiques : même balance, même moment de la journée, même tenue vestimentaire… Toute perte de poids doit être signalée au médecin traitant.

Les problématiques liées à l’âge

Une attention toute particulière doit être portée à l’alimentation des personnes âgées, dont l’appétit est rarement proportionnel aux besoins. Les explications du Pr Bruno Lesourd, gériatre et nutritionniste au CHU de Clermont-Ferrand.

 

« A mon âge, je n’ai plus besoin de beaucoup manger ». Lequel d’entre-nous n’a jamais entendu une personne âgée parler ainsi ? Avec l’avancée en âge, les risques nutritionnels ne sont plus liés à l’excès mais aux déficiences, voire aux carences.

 

Un appétit souvent en berne

 

« L’appétit a tendance à diminuer de façon insidieuse avec l’avancée en âge », prévient le Pr Bruno Lesourd. Diverses raisons expliquent ce phénomène. « Il y a d’abord les modifications des sécrétions par le tube digestif des hormones impliquées dans les sensations de faim et de satiété. C’est ainsi que la production d’une hormone qui induit la satiété (cholécystokinine) augmente, tandis que celle de ghréline, qui ouvre l’appétit, diminue. »

 

On observe aussi une perte plus ou moins prononcée, selon les individus, du goût et de l’odorat, à laquelle peuvent s’ajouter des soucis dentaires. « On n’a pas envie de manger une nourriture qui paraît fade ou trop dure. »

 

Par ailleurs, la polymédication, fréquentes chez les personnes âgées, contribue à couper l’appétit. « Il vaut mieux prendre ses comprimés en fin qu’en début de repas, recommande le Pr Lesourd. Sans compter qu’après 75 ans, certains traitements pourraient être allégés, comme ceux qui visent à réduire la glycémie en cas de diabète, voire supprimés, à l’instar de ceux qui visent à réduire le taux de cholestérol sanguin. »

 

Enfin, les personnes qui vivent seules n’ont pas forcément le cœur à se mettre à table.

 

Des besoins au moins égaux à ceux des plus jeunes

 

Contrairement aux idées reçues, le besoin énergétique ne diminue pas avec l’âge. « Avec les années, le rendement énergétique des nutriments s’amoindrit : à 75 ans, comparativement à l’âge de 25 ans, un même effort physique nécessite 20 à 30 % de calories en plus. »

 

A l’inverse, le besoin en protéines augmente (passant de 0,8 g à 1,2 g par kilo de poids et par jour) pour prévenir au mieux la fonte musculaire physiologique (entre 50 et 80 ans, on peut perdre jusqu’à 15 kg de muscles). Et les apports conseillés en calcium et en vitamine D sont majorés pour combattre l’ostéoporose.

 

« Enfin, les besoins en vitamines sont accrus, en particulier en vitamines du groupe B et en vitamines anti-oxydantes (C, E et bêta-carotène), afin de neutraliser le surplus de stress oxydatif lié à l’âge », souligne le Pr Lesourd.

 

Un risque de dénutrition

 

Une personne âgée qui mange en-deçà de ses besoins est menacée de dénutrition, avec ce que cela implique de conséquences graves sur la santé. La fonte musculaire qui résulte d’un déficit d’apport en énergie et/ou en protéines induit fatigue et perte de force, et augmente le risque de chutes.

 

Elle s’accompagne également d’un affaiblissement des défenses immunitaires, ce qui favorise le développement des infections qui seront plus longues à guérir. « Clairement, les carences nutritionnelles gâchent la vie des sujets âgés en favorisant la survenue de nombreuses maladies ou en les aggravant », conclut le médecin.

En savoir plus

Le Pr Bruno Lesourd a participé à la rédaction du volet senior du PNNS : Le guide nutrition pour les aidants des personnes âgées, à télécharger sur www.mangerbouger.fr

 

Bouger, ça ouvre l’appétit !

C’est souvent le manque d’activité qui coupe l’appétit. A tout âge, bouger est important – et peut-être davantage encore chez le senior – pour préserver la masse musculaire. L’Inserm a récemment formulé des recommandations pour la prévention des chutes chez la personne âgée. L’idéal ? Combiner des exercices d’équilibre, d’endurance (marche, vélo, natation) et de résistance contre une charge ou un élastique.

Pour en savoir plus, consultez le rapport Activité physique et prévention des chutes chez les personnes âgées (novembre 2014) sur www.inserm.fr

Les astuces pour surmonter un petit appétit

Concilier faible appétit et apports nutritionnels satisfaisants, c’est possible ! Les conseils du Pr Bruno Lesourd, gériatre et nutritionniste au CHU de Clermont-Ferrand.

 

Des études menées auprès de personnes âgées vivant en institution soulignent l’intérêt de prévoir une jolie table et de bien présenter les plats. Tout comme de les relever avec des épices, fines herbes, arômes… pour compenser une éventuelle perte de l’odorat ou du goût. Mais il existe bien d’autres solutions.

 

Enrichir les préparations

 

Potages, plats principaux, desserts peuvent être enrichis en protéines et/ou en calories grâce à l’ajout de poudre de lait ou de lait concentré, de fromage râpé, d’œuf, de jambon haché, de beurre, de crème ou d’huile, voire de protéines en poudre de saveur neutre (à acheter en pharmacie). « L’objectif est d’avoir une alimentation qui apporte le plus possible de calories et de nutriments essentiels dans un minimum de quantité », souligne le Pr Lesourd.

 

Préparer les légumes en gratin avec du lait et de l’emmental permet, par exemple, d’optimiser l’apport de calcium et de protéines. Servir le poisson en sauce le rend plus agréable à consommer et augmente l’apport énergétique. Découper les crudités très finement et les assaisonner généreusement permet même en cas de mauvaises dents de profiter des vitamines plus abondantes dans les légumes crus. Autre suggestion : placer plus souvent en entrée des sources de protéines, telles que les sardines en boîte, la salade de hareng et pomme de terre, l’œuf cocotte…

 

Multiplier les repas

 

Comment ? En prévoyant une collation dans la matinée et/ou dans l’après-midi en plus du petit-déjeuner, du déjeuner et du dîner. Des repas moins copieux mais plus fréquents peuvent être plus facilement acceptés et digérés. « Toutefois, prévient le Pr Lesourd, cette option ne devrait être envisagée que pour les personnes qui se fatiguent en mangeant, par exemple en cas de difficultés respiratoires ou de troubles de la déglutition. »

 

En effet, cinq petites prises alimentaires risquent, in fine, d’apporter moins de nutriments variés et de calories que trois repas complets. De même, si le goûter est l’occasion d’une pause gourmande, il ne doit pas être trop copieux afin de ne pas couper l’appétit pour le dîner.

 

Tester les compléments nutritionnels oraux

 

Ces produits à commander en pharmacie peuvent être prescrits par le médecin. Hypercaloriques ou hyperprotidiques, enrichis en vitamines et en minéraux, ils se présentent en conditionnement individuel sous différentes formes : boissons lactées, crèmes dessert, jus de fruits, potages, galettes et même pain brioché hyperprotéiné… Ils sont prévus pour être consommés en collation, de façon à compléter les apports des repas.

 

« Si ces produits rendent service sur de courtes périodes durant lesquelles les personnes âgées ne parviennent pas à manger suffisamment, par exemple à la suite d’une intervention chirurgicale ou d’un stress psychique, ils ne doivent pas se substituer aux repas », met en garde le Pr Lesourd. Les personnes qui en consomment régulièrement ont intérêt à les varier pour ne pas se lasser, relève-t-il.

 

 

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