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Femmes enceintes, enfants de moins de 3 ans : les précautions à prendre

L’Anses rappelle que les poissons peuvent être contaminés par différents polluants : dioxines, PCB et métaux lourds comme le mercure (d’origine industrielle). D’où la recommandation de seulement deux poissons par semaine, alors que les diététiciens aimeraient en conseiller davantage. Les poissons susceptibles d’être les plus pollués sont les prédateurs (qui se nourrissent eux-mêmes de poissons), les plus gros et les plus gras.

Le système nerveux des jeunes enfants étant particulièrement sensible à ces composés toxiques, les femmes enceintes ou qui allaitent ainsi que les enfants de moins de 3 ans doivent éviter les poissons suivants : anguille, barbeau, brème, carpe, espadon, lamproie, marlin, requin, siki (saumonette), silure. A quoi il faut ajouter, en prévention cette fois d’un risque de contamination microbienne (listériose, salmonellose…), les fruits de mer et les poissons crus (carpaccio, tartare, sushi…), poisson fumé compris.

Poisson mode d’emploi

Associant des oméga 3 qui dopent les neurones, des protéines essentielles à la croissance, des minéraux et des vitamines B, le poisson occupe une place de choix dans une alimentation équilibrée. De plus, il conserve ses qualités nutritionnelles une fois mis en boîte ou surgelé. Seul bémol, il peut être pollué.

 

Combien de fois par semaine ?


Du poisson deux fois par semaine, c’est la recommandation de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (www.anses.fr) : une fois un poisson gras (sardine, maquereau, saumon…) et l’autre fois un poisson maigre (colin, merlan, dorade…), en variant les espèces et les provenances. « L’atout majeur des poissons, explique Anne-Marie Adine, diététicienne-nutritionniste (1), c’est leur apport d’oméga 3 spécifiques (appelés EPA et DHA) que l’organisme ne produit que faiblement à partir des autres lipides de l’alimentation. »

 

Les besoins en oméga 3 sont élevés dès la vie fœtale car ils participent au développement du cerveau et de la rétine. Chez les plus grands, ces graisses sont primordiales pour prévenir les maladies cardio-vasculaires. « Les oméga 3 se concentrent dans les poissons gras, dont il ne faut pas redouter l’apport calorique : au maximum 200 kcal pour 100 g », indique Anne-Marie Adine.

 

Autres composants des poissons : des protéines d’aussi bonne qualité que celles des viandes (indispensables à la croissance), des minéraux (phosphore, fer, zinc, sélénium, iode et vitamines B). « Les poissons gras sont aussi nos meilleures sources de vitamine D, qui sert à fixer le calcium sur les os. »

 

Pané, surgelé, en boîte… quelles différences ?


Certains poissons frais coûtent cher. Fort heureusement, « il n’y a aucun inconvénient à s’approvisionner en conserves ou surgelés, plus avantageux», estime Anne-Marie Adine. Evidemment, la texture et le goût sont un peu différents, mais l’essentiel, c’est de manger du poisson. « Maquereaux et sardines en boîte présentent trois avantages : ils sont économiques, riches en oméga 3 et peu pollués. De plus, même s’ils sont cuisinés au vin blanc, l’alcool est totalement éliminé par la stérilisation : on peut donc en proposer aux enfants sans souci. »

 

Bon à savoir : les oméga 3 peuvent s’oxyder. S’ils ne bougent pas dans les conserves (à l’abri de l’air), ils s’altèrent avec la conservation dans les surgelés qu’il faut donc consommer dans les six mois suivant le conditionnement. Une règle d’or concernant les surgelés : décongelez-les directement par la cuisson ou au réfrigérateur, mais jamais à température ambiante.

 

Quant aux poissons panés, les chouchous des enfants, pourquoi pas mais à une condition : décrypter leur étiquette. Choisissez ceux qui comportent le plus de poisson (la proportion varie entre 60 et 80 %) et le moins de graisses, l’idéal étant de les cuire au four pour éviter de les enrichir encore en lipides. Enfin, préférez les recettes à base d’huile de colza aux dépens de l’huile de palme. Des conseils également valables pour les plats cuisinés à base de poisson !

(1) Co-auteur de Les régimes font-ils maigrir ou grossir ?, éditions First 2011.

 

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