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Un régime spécifique jusqu’à 3 ans

Bien nourrir son enfant ne va pas forcément de soi. Zoom sur les principales erreurs à éviter, avec le Pr Michel Vidailhet, ancien chef du service de pédiatrie du CHU de Nancy.

Deux études se sont intéressées à l’alimentation des 0 à 3 ans : Épifane, initiée par l’Institut national de veille sanitaire et Nutri-Bébé, renouvelée tous les huit ans pour le Secteur français des aliments de l’enfance. Avec, au final, des résultats similaires qui tiennent en 3 points principaux.

Un allaitement maternel insuffisant

Les trois quarts des Françaises allaitent leur bébé à la maternité, mais elles ne sont plus que la moitié un mois plus tard et seulement 39 % lorsque l’enfant atteint l’âge de 3 mois. Or si les laits infantiles répondent de mieux en mieux aux besoins nutritionnels des nourrissons, le lait maternel procure des bénéfices pour la santé. Il favorise la protection contre les infections et, à condition que l’allaitement dure au moins quatre mois, la prévention de diverses maladies chroniques, en particulier des allergies, assure le Pr Vidailhet. En outre, il semblerait que les mamans qui allaitent perdent plus facilement les kilos pris durant leur grossesse et soient mieux protégées contre le cancer du sein, voire des ovaires.

Une diversification trop rapide après 1 an

Quelque 13 % des parents commencent la diversification avant l’âge de 4 mois. Or, une alimentation diversifiée trop tôt ou trop tard, avant 4 mois ou après 6 mois, peut favoriser le développement d’allergies alimentaires, avance le Pr Vidailhet. Autre erreur, la moitié des parents n’ajoute aucun corps gras dans les plats de leur bébé, avec un risque de déficit en oméga 3 essentiels, surtout lorsque l’enfant ne consomme plus de lait infantile. Passé 1 an, les tout-petits partagent souvent les aliments de leurs aînés (frites, plats cuisinés du commerce, pâtes à tartiner aux noisettes, sodas…). Or, ceux-ci ne devraient pas être introduits avant l’âge de 3 ans. Résultat, on note des apports nutritionnels inadaptés, trop de protéines et de sel, qui surchargent le foie et les reins, avec ce que cela comporte de risques pour la santé.

Trop de repas pris devant les écrans

Près d’un tiers des moins de 3 ans mange devant la télévision, un ordinateur ou une tablette. Or, tout petit, l’enfant doit pouvoir se concentrer sur ses sensations alimentaires, pour être capable de s’arrêter de manger dès qu’il se sent rassasié. Distrait par ce qui se passe sur un écran, l’enfant risque de manger au-delà de ses besoins, met en garde le Pr Vidailhet.

Protéger ses enfants des contaminants

En phase de croissance rapide, les moins de 3 ans sont particulièrement vulnérables en cas d’exposition à des toxiques. Conseils pour les préserver au mieux.

L’Agence nationale de sécurité de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) vient de publier une étude relative à l’exposition aux toxiques des moins de 3 ans, via l’alimentation. Pas moins de 670 substances ont été dosées et, bonne nouvelle, les conclusions ne sont pas catastrophiques.

Globalement, une bonne qualité sanitaire

Neuf substances seulement posent problème. Il s’agit de polluants issus des activités industrielles (présents dans l’air), à savoir les polychlorobiphényles (PCB) et les dioxines, de composés formés lors du chauffage des aliments (acrylamide, furane), de mycotoxines (des toxines produites par des moisissures), du plomb et autres métaux. Afin de réduire l’exposition des enfants, l’Anses préconise de nouvelles règles pour la maîtrise des rejets environnementaux et des procédés de fabrication ou encore une diminution des teneurs autorisées.

La diversification sans précipitation

Le passage d’une alimentation exclusivement lactée à des menus variés expose les petits à de nouveaux contaminants. L’Anses rappelle l’importance de s’en tenir aux laits infantiles (en complément ou en remplacement du lait maternel) au moins jusqu’à l’âge de 6 mois et, de préférence, jusqu’à 1 an. Comparés aux aliments courants, les produits infantiles sont en effet soumis à une réglementation plus stricte en ce qui concerne leur teneur en nitrates ou résidus de pesticides, les additifs, etc. En outre, la diversification ne doit pas être trop précoce.

Varier les aliments et les sources d'approvisionnement

Pour les petits, comme pour les grands d’ailleurs, varier permet à la fois de diversifier les apports en micronutriments et de ne pas risquer une surcharge en un toxique particulier, du fait de la consommation répétée d’un aliment qui serait contaminé. Pour éviter, par exemple, l’ingestion de mercure, l’Anses recommande de donner la priorité aux petits poissons (rouget, anchois, pilchard) et de limiter les plus gros (lotte, loup, empereur, flétan, dorade, thon…).

En savoir plus

Étude de l’alimentation totale infantile : https://www.anses.fr/fr/content/etude-de-l’alimentation-totale-infantile

 

Recommandations de l’Anses en ce qui concerne la consommation de poissons : https://www.anses.fr/fr/content/manger-du-poisson-pourquoi-comment

Obésité : les 1 000 jours déterminants

De la conception à l’âge de 2 ans, le mode de vie des parents et du jeune enfant détermine les risques à venir d’obésité et de maladies nutritionnelles. Éclairage d’Umberto Siméoni, professeur de pédiatrie à l’université de Lausanne (Suisse).

« Des travaux récents démontrent que la qualité de l’alimentation, le niveau d’activité physique, le tabagisme ou l’exposition à d’autres polluants, influencent l’expression des gènes chez l’embryon, le fœtus, puis le nourrisson. Un environnement défavorable peut conduire à l’obésité quelques années plus tard. » Avant, pendant, après, on fait le point.

Soigner son hygiène de vie avant la conception

« Les futurs parents ont tout intérêt à adopter une alimentation équilibrée et à manger bio, si possible, à pratiquer de l’activité physique régulière pour se prémunir du surpoids, à éviter le tabac et l’alcool. Ces conseils restent valables durant la grossesse et l’allaitement.

Penser au microbiote de l'enfant

La composition du microbiote semble conditionner le poids. Les chercheurs ont établi un lien entre la prise d’antibiotiques chez les tout-petits, le déséquilibre définitif du microbiote qui peut en résulter et le risque augmenté d’obésité. De même, un accouchement par les voies naturelles influence favorablement le microbiote de l’enfant. Et l’allaitement est bénéfique, car le lait maternel contient des sucres complexes, qui favorisent le développement de bons micro-organismes dans l’intestin.

Faire bouger ses enfants très tot

Une récente étude de l’Inserm, menée sur plus de 800 enfants, indique que le niveau d’activité physique à l’âge de 2 ans est déjà prédictif du risque d’obésité ultérieur. Il est apparu que ceux qui, à 5 ans, ont une masse grasse plus importante jouaient moins à l’extérieur ou passaient davantage de temps devant un écran à l’âge de 2 ans. Marche, tricycle, jeux de balle, tout est bon pour se dépenser !

 

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