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Le « flexitarisme », une tendance qui monte

Opter pour un régime flexitarien signifie réduire sa consommation de viande sans pour autant devenir végétarien. Une position, à bien des égards, pleine de bon sens.

Terme inventé aux Etats-Unis, le flexitarisme consiste à moins manger de viande sans pour autant y renoncer. Cette tendance, forte outre-Atlantique, a pris racine en Europe à la fin des années 2000. Le « lundi sans viande », qui fait des adeptes en Angleterre, en Belgique, en Finlande et aux Pays-Bas, existe aussi depuis quelques années dans certains restaurants d’entreprise français.

 

Sain sur le plan nutritionnel

Manger moins de viande, c’est ingérer moins de graisses saturées – dont l’excès contribue à l’augmentation du taux de mauvais cholestérol – et se protéger de certains cancers, selon les recommandations du Fonds mondial de recherche contre le cancer. Compenser par davantage de végétaux, et augmenter ainsi la part des nutriments protecteurs tels que les fibres et les vitamines anti-oxydantes, c’est aller dans le sens du Programme national nutrition santé (PNNS). Etudes à l’appui, les personnes végétariennes développent moins d’hypercholestérolémie, d’hypertension artérielle ou de diabète. En outre, elles sont plus minces.

Bénéfique pour l’environnement

Au niveau mondial, la demande de viande va croissante, notamment en raison de l’augmentation du niveau de vie en Chine et en Inde. Or, le développement de l’élevage intensif qui en résulte est particulièrement délétère pour  les ressources planétaires. Selon l’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’élevage est responsable de 18 % des émissions de gaz à effet de serre et de 80 % de la déforestation amazonienne ! Pour nourrir le bétail, il faut en effet produire de plus en plus de maïs et de soja. On estime qu’il faut 5 à 10 fois plus de surfaces cultivables pour produire la même quantité de protéines sous forme animale que sous forme végétale. Sans compter que l’élevage est un gros consommateur d’eau, qu’il pollue de surcroît. Manger moins souvent de la viande s’apparente donc à une démarche responsable.

 

Bon pour le porte-monnaie

Manger de la viande tous les jours, cela représente un budget. A moins d’acheter de la viande premier prix moins goûteuse et de moindre qualité nutritionnelle… Et, in fine, de favoriser l’élevage intensif. De ce point de vue, le flexitarisme présente des intérêts : consommer 2 à 3 fois par semaine de la viande de qualité provenant d’animaux élevés dans de bonnes conditions – idéalement sous signe de qualité – revient à faire des économies. En 2013, 38 % des Français déclaraient leur intention de réduire leurs achats de viande dans les deux années à venir (1).

(1)   Il s’agit d’une étude menée par le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Credoc) : www.credoc.fr

 

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