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Le lait au cœur d’une polémique

Depuis quelques années, les produits laitiers font l’objet de critiques. Des chercheurs américains estiment ainsi qu’on ne devrait pas dépasser 1 à 2 portion par jour, alors que le PNNS en recommande 3 à 4 quotidiennement. Selon eux, non seulement le lait ne suffirait pas à protéger les os, mais le lactose qu’il contient pourrait faciliter « l’installation d’une cataracte précoce par altération du cristallin », affirme Dr Jean-Paul Curtay, nutrithérapeute (1).

De plus, en raison de leurs graisses essentiellement saturées, les produits laitiers pourraient « entraîner une prise de poids, et donner lieu à la production de composés pro-inflammatoires qui favorisent ou aggravent les soucis ORL (nez-gorge-oreille) ou articulaires ». « Enfin, indique le médecin, selon le rapport du Fonds mondial de recherche sur le cancer, si le lait semble protéger du cancer du côlon, sa consommation excessive favorise le cancer de la prostate. »

Des arguments certes déroutants mais qui, selon la plupart des nutritionnistes français, seraient insuffisamment étayés pour remettre en cause les recommandations du PNNS (lire L’Avis du spécialiste).

Que nous apportent les produits laitiers ?

Si le Programme National Nutrition Santé (PNNS) recommande de consommer quotidiennement entre 3 et 4 produits laitiers, c’est évidemment en raison de leur apport en calcium. Mais ces aliments présentent d’autres intérêts. Zoom sur leurs qualités cachées… et leurs inconvénients potentiels.

« Les produits laitiers sont les aliments les plus concentrés en calcium, essentiel à la santé osseuse, explique Emma Belissa, diététicienne-nutritionniste à Paris. Pour cette raison, les enfants devraient en consommer 3 portions par jour, et même 4 portions dès l’âge de 10 ans. »

Michel Vidailhet, professeur émérite de pédiatrie du CHU de Nancy, ne dit rien d’autre. Mais il regrette que ces recommandations, pourtant intégrées dans le Programme National Nutrition Santé (PNNS), soient encore peu suivies. « De la naissance à l’âge adulte, la quantité de calcium présente dans l’organisme passe de 30 g à 1 kg. Or, près de 63 % des filles de 11 à 14 ans ont un apport en calcium inférieur d’au moins un tiers au chiffre recommandé. A tel point que leur risque de fracture est augmenté. De plus, le manque de calcium durant l’enfance et l’adolescence compromet définitivement le capital osseux. »

Si les produits laitiers contiennent du calcium, ce n’est pas là leur seul intérêt. Ils apportent aussi des protéines, dont la qualité vaut celles des viandes – et les végétariens le savent bien ! En outre, ils fournissent des vitamines A et D s’ils ne sont pas trop écrémés (ou s’ils en sont enrichis), auxquelles s’ajoutent des vitamines B2, B9 et B12 pour les fromages.

Privilégiez le lait demi-écrémé dès 3 ans

« Les yaourts et autres laits fermentés, qualifiés de ‘’probiotiques’’, présentent divers intérêts selon la nature de leurs ferments : renforcement des défenses immunitaires, régulation du transit… », poursuit Emma Belissa, qui pointe néanmoins deux bémols : « D’une part, le lait contient un sucre spécifique, le lactose, qui peut être à l’origine de troubles digestifs chez ceux qui ne le digèrent pas. D’autre part, les graisses des produits laitiers sont essentiellement saturées. Or en excès, elles peuvent augmenter le cholestérol sanguin. » D’où le conseil de privilégier les laitages semi-écrémés qui apportent une quantité raisonnable de lipides, « 1,5 % pour le lait demi-écrémé ».

Reste le problème de l’allergie aux protéines du lait de vache, dont les manifestations interviennent sitôt l’introduction d’un lait pour nourrisson. « C’est presque la seule pathologie qui contre-indique le lait et ses dérivés, du moins tant que leur réintroduction n’a pas été effectuée en milieu hospitalier », explique le Pr Vidailhet. Une allergie qui ne concerne que 3 à 4 % des enfants et « disparaît dans la majorité des cas entre 2 et 3 ans ».

(1)    Okinawa, un programme global pour mieux vivre, Jean-Paul Curtay, Editions Anne Carrière (2009).

 

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