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Les édulcorants passés au crible

Considérés comme des additifs, les édulcorants ont chacun un numéro de code européen. Certains « se cachent » dans les aliments allégés en sucre.

Les édulcorants intenses

Leur pouvoir sucrant est 200 à 600 fois plus élevé que celui du sucre. Ils n’élèvent pas le taux de sucre dans le sang (glycémie) et leur apport calorique est nul.

Il s’agit de :

- La saccharine (E 954) et le cyclamate de sodium (E 952). Peu utilisés dans les aliments, ils se vendent sous quelques marques d’édulcorants.

- L’aspartame (E 951). Il est présent dans de nombreux produits : édulcorants de table, laitages allégés, boissons light, confiseries sans sucre…

- L’acésulfame de potassium (E 950). Il est très  souvent associé à l’aspartame ou d’autres édulcorants en raison de sa stabilité.

- Le sucralose (E 955) et les extraits de stévia (E 960). Ils sont introduits peu à peu dans les boissons et les laitages light.

Les polyols

Ils ne donnent pas de carie, mais peuvent induire des troubles digestifs s’ils sont consommés en excès. Ils apportent 2 kilocalories par gramme au lieu de 4 pour le sucre. Les voici :

Isomalt (E 953), lactitol (E 966), maltitol (E 965), mannitol (E 421), sorbitol (E 420), xylitol (E 967)… Tous se trouvent dans les confiseries et les chocolats sans sucre.

L’aspartame : un édulcorant controversé

Depuis que son usage a été autorisé, dans les années 1980, l’aspartame est devenu le premier édulcorant consommé par les Français. Son innocuité est régulièrement remise en cause : qu’en est-il réellement ?


Des publications sèment régulièrement le doute, suggérant notamment un effet cancérigène de l’aspartame. Or, explique Gérard Pascal, expert en sécurité sanitaire à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et ancien président du comité scientifique de l’alimentation humaine de la Commission européenne, « après examen, on constate que ces travaux sont contestables quant à leur méthodologie scientifique ».

 

La DJA (dose journalière admissible) a été réévaluée et confirmée à plusieurs reprises, entre 1980 et 2006, par des comités d’experts internationaux, en particulier le comité scientifique de l’alimentation humaine de la Commission européenne et les experts spécialisés dans les additifs de l’OMS. « Les études dont nous disposons indiquent que même les gros consommateurs d’édulcorants n’atteignent pas cette DJA ».

 

Quoiqu’il en soit, l’aspartame est à nouveau en cours de réévaluation par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA). Son avis est attendu pour le printemps 2013.

Stevia et sucralose : alternatives à l’aspartame ?

Autorisés depuis moins de dix ans dans l’Hexagone, la stevia et le sucralose sont présentés comme « naturels ». Que faut-il penser de ces composés qui s’invitent dans de nombreux produits industriels ?


Approuvés au Japon dès 1971, les glycosides de stevia n’ont été autorisés aux Etats-Unis et en France qu’en 2009. Ces composés sont extraits d’une plante d’origine sud-américaine. Quant au sucralose, il résulte de modifications chimiques du sucre. Mis au point en 1976, il a été autorisé pour la première fois au Canada en 1991. Son introduction sur le marché Français date de 2006.

 

« Nous avons reçu les premières demandes d’autorisation en Europe il y a 25 ans !, raconte Gérard Pascal, ancien président du comité scientifique de l’alimentation humaine de la Commission européenne. Il a fallu attendre des extraits de stevia suffisamment purs pour se prononcer favorablement, car certains constituants de la plante sont des perturbateurs endocriniens. Quant au sucralose, des études complémentaires ont été nécessaires. »

 

Une directive européenne réglemente la liste des aliments dans lesquels ces édulcorants peuvent être employés, ainsi que leur proportion.

Pour qui les édulcorants ?

Dans quels cas, pour quels bénéfices ? A priori, les édulcorants ne font l’objet d’aucune restriction. Cela n’empêche pas la prudence dans certains cas.


Les édulcorants donnent un coup de pouce à tous ceux qui doivent modérer leur consommation d’aliments sucrés. Mais ne surestimez pas leur bénéfice : remplacer 4 sucres par 4 comprimés d’édulcorant fait peut-être économiser 80 kcal, mais ne compense pas une part de moelleux au chocolat à 400 kcal !

 

A modérer chez les enfants et les femmes enceintes


La plupart des nutritionnistes sont favorables aux édulcorants chez les enfants en surpoids, sous réserve de les éduquer à une alimentation équilibrée et de les inciter à boire de l’eau.

 

En revanche, certains gynécologues les déconseillent aux femmes enceintes ou allaitantes. Pourtant, selon un avis récent de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses), ces produits n’ont aucun effet sur la santé de la future maman ou du nouveau-né.

 

Par précaution, on peut toutefois recommander aux femmes enceintes de varier les édulcorants et de s’habituer à consommer nature leurs boissons chaudes et leurs laitages.

(1)    Auteur de « Sugar free, 54 desserts au sucralose » (éd. Editions de la Martinière).

(2)    Recettes à la stevia : sur www.lamaisondustevia.com

 

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