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Le petit-déjeuner, premier plaisir de la journée…

Bien petit-déjeuner pour mincir : rien de neuf !

Dès 1955, le Dr Benjamin Gayelord Hauser (1895-1984) écrivait, dans un livre intitulé Devenez mince, restez mince, « un petit-déjeuner qui tient à l’estomac est la meilleure protection contre l’envie de trop manger dans la journée. » Il fallait y penser ! Voici donc le petit-déjeuner idéal, selon ce médecin des stars d’Hollywood :

-Une boisson, de préférence un café au lait

-Un fruit ou un jus de fruit

-Du pain complet avec du beurre ou de la margarine

-Un aliment riche en protéines : œuf, fromage, yoghourt…

La grande histoire du petit-déjeuner français

Aujourd’hui, prendre son petit-déjeuner relève pratiquement de l’évidence. Et pourtant, il y a encore cent cinquante ans, on s’en passait bel et bien. Retour sur l’épopée du petit-déjeuner avec Alain Drouard, historien et directeur honoraire de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) (1).


Une tendance parisienne qui s’impose au XIXe siècle.

A la fin du XVIIIe siècle, les Français ne prennent que 2 repas par jour : un déjeuner en cours de matinée et un dîner au plus tard à 17 heures. A la suite de la Révolution française, les Parisiens se mettent à travailler, ou à recevoir, en soirée, et retardent le dîner. « Il y eut une période de flottement où ils avaient faim en journée, ne sachant plus trop à quelle heure déjeuner ». Au final, le déjeuner est scindé en 2 repas : un premier déjeuner ou « petit-déjeuner » et un second déjeuner ou « grand-déjeuner ». Ce nouveau rythme alimentaire se répand progressivement dans tout le pays. « En ville, le petit-déjeuner se composait de tartines et de café au lait ou de chocolat, des boissons exotiques arrivées en France au XVIIe siècle, mais encore chères. Dans les campagnes, et quasiment jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, on accompagnait le pain de soupe, voire de vin ».

 

Les médecins s’intéressent au petit-déjeuner dès le début du XXe siècle. En 1905, une enquête présentée à un congrès de médecine révèle que la moitié des ouvriers ne prennent pas de petit-déjeuner, mais s’arrêtent de bon matin chez les marchands de vin ! De nombreux écoliers partent en classe le ventre vide. Les médecins commencent à faire le lien entre fatigue matinale (et accidents du travail) et jeûne prolongé. « Sous l’impulsion des hygiénistes anglo-saxons, le début du XXe siècle est marqué par l’invention de produits qui vont devenir de grands classiques du petit-déjeuner : les corn-flakes après le « granola » (mélange de céréales précuites) du Dr Kellogg, le müesli du Dr Bircherbenner, le lait en poudre et le lait concentré, les biscottes. Quant au « Banania », composé de farine de banane associée à du cacao, de la crème d’orge et du sucre, il date de 1912 ».

 

Le petit-déjeuner devient incontournable pour les enfants à partir des années 1950. « Après la Seconde Guerre mondiale, le petit-déjeuner est présenté comme une solution pour lutter contre les carences. » En 1945, il est proposé un petit-déjeuner dans certains établissements, et dès 1954, du lait est distribué sous l’impulsion du Président du Conseil de l’époque, Pierre Mendès-France. Mais ces initiatives se heurtent à des problèmes pratiques : « La stérilisation n’était pas très répandue à l’époque. » Les Français sont toutefois sensibilisés à l’intérêt du petit-déjeuner, puis « de plus en plus influencés par les publicités pour les céréales. » Aujourd’hui, la grande majorité des enfants (87 %) petit-déjeunent.

(1) Alain Drouard est l’auteur de Les Français et la table : alimentation, cuisine, gastronomie, du Moyen Age à nos jours, éditions Ellipses (2007).

 

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