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Etiquetage des aliments : du neuf dans les rayons

Des informations nutritionnelles obligatoires

L’étiquetage nutritionnel était autrefois facultatif. Depuis fin 2014, il est obligatoire, permettant aux consommateurs de choisir des produits adaptés à leurs besoins. Eclairage de Nathalie Hutter-Lardeau, nutritionniste.

 

De nombreux industriels pratiquaient depuis plusieurs années un étiquetage nutritionnel volontaire…plus ou moins détaillé. Ceux-là doivent désormais faire figurer : l’apport énergétique (apport calorique), les teneurs en protéines, en lipides, en acides gras saturés, en glucides, en sucres et en sel. Quant aux industriels qui n’avaient jusqu’à présent jamais communiqué les apports nutritionnels de leurs produits, ils bénéficient d’un délai pour appliquer la réglementation. La date limite est fixée au 13 décembre 2016.

 

Graisses saturées, sucres, sel : on va enfin savoir

« La précision sur la proportion d’acides gras saturés, de sucres et de sel est capitale, puisqu’il s’agit des nutriments qu’il est souhaitable de modérer. » Sous le terme « sucres », on regroupe tous les glucides simples, principalement le fructose (présent à l’état naturel dans les fruits), le saccharose (pour sucrer le café ou faire des gâteaux) et le lactose (constituant du lait), qu’on oppose à l’amidon (dans le pain et les féculents) qui est un glucide complexe. Ainsi, lorsque vous voyez sur un paquet de palets bretons : « Glucides : 65 g dont sucres, 25 g », comprenez que la différence de 40 g correspond à l’amidon de la farine.

 

Autre éclaircissement en ce qui concerne l’apport en sel : les aliments ne comportent pas tous du sel ajouté, mais ils contiennent toujours un peu de sodium naturel. La réglementation impose que cette teneur en sodium soit convertie en sel (1 g de sel équivaut à 400 mg ou à 0,4 g de sodium). Par exemple, un yaourt qui contient naturellement 52 mg de sodium aux 100 g doit mentionner un apport de 0,13 g de sel.

 

Des points de repère nécessaires

« Avoir accès à la composition en nutriments des produits n’a guère d’intérêt lorsqu’on ne connaît ni les apports conseillés, ni les limites à ne pas dépasser. » Pour que les consommateurs s’y retrouvent, les industriels ont la possibilité de préciser quelle proportion des apports de référence (apports recommandés moyens) représente une portion. Par exemple, si vous avez envie d’un sachet individuel de biscuits qui procure 15 % de l’apport de référence en sucres, vous pouvez considérer que c’est raisonnable et que vous avez encore de la marge dans la journée pour manger des fruits et boire du lait. Mais, s’il s’agit d’un plat cuisiné qui fournit 50 % de l’apport de référence en sel, vous ne le consommerez que de façon occasionnelle, car en ajoutant le sel du pain, du fromage et du plat de l’autre repas, il fera forcément dépasser la norme.

 

La possibilité de comparer

Vous hésitez entre deux ou trois produits similaires ? « Pour une même recette, d’une marque à l’autre, il peut y avoir de grandes différences en ce qui concerne les apports nutritionnels. » Ainsi, la teneur en sel d’une barquette individuelle de blanquette de veau va de 1,15 à 3 g (il ne faut pas dépasser 6 g par jour). L’apport en graisses d’une portion individuelle de hachis Parmentier est compris entre 13 et 29 g !

Question : vaut-il mieux choisir un produit riche en goût, quitte à en manger moins souvent, qu’un produit nutritionnellement correct à la saveur médiocre ? Le débat est ouvert !

 

Pour conclure sur une note optimiste, « d’ici à deux ans, les fabricants se trouveront dans l’obligation d’améliorer les recettes dont les apports nutritionnels sont trop catastrophiques », souligne Nathalie Hutter-Lardeau.

 

Nathalie Hutter-Lardeau est l’auteure de La true food, éd. Les Editions du Moment (2013).

 

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