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Etiquetage des aliments : du neuf dans les rayons

Un consommateur mieux averti

Un nouveau règlement européen oblige les industriels à préciser ce que contiennent leurs produits. Zoom sur les principales et/ou nouvelles informations à rechercher sur les packagings.

La majorité des dispositions encadrant l’étiquetage des aliments dataient des années 1980 et 1990, elles avaient besoin d’une sérieuse mise à jour. C’est chose faite avec le règlement européen EU 1169/2011, concernant « l’information du consommateur sur les denrées alimentaires », qui est entré en application le 13 décembre 2014. Objectif : informer au mieux le consommateur pour protéger sa santé.

 

Des ingrédients démasqués

En lisant la liste des ingrédients, on peut désormais savoir :

 

  • La (vraie) nature des huiles ou des matières grasses (huile de colza, d’olive, etc.). Fini, l’huile de palme dissimulée sous l’appellation « huile végétale », peu coûteuse pour les industriels, mais trop riche en graisses saturées d’un point de vue nutritionnel. Le choix des corps gras, plus particulièrement important en cas d’hypercholestérolémie, a une influence sur la santé des artères pour chacun d’entre nous.
  • La matière première qui compose un ingrédient. C’est important lorsqu’il s’agit d’un aliment potentiellement allergisant. Exemple, « du sirop de glucose à base de blé ». Les allergologues ont identifié quatorze allergènes alimentaires majeurs, parmi les plus fréquemment en cause dans la survenue des manifestations allergiques. L’indication de ces allergènes les plus courants (l’arachide, les fruits à coque, l’œuf, les céréales contenant du gluten dont fait partie le blé…), ainsi que des composés susceptibles d’induire une intolérance (lactose, blé…), doit être bien visible. La grande nouveauté tient au fait que cette information doit également être donnée pour les denrées non emballées (sandwichs, quiches…) commercialisées chez le boulanger, le traiteur, au café...
  • Si un produit contient de l’aspartame. Désormais, le numéro de code européen (E 951) qui servait à l’identifier ne suffit plus. Cet édulcorant doit être mentionné en toutes lettres. Objet de controverses scientifiques, l’innocuité de l’aspartame a cependant été réaffirmée il y a peu par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa, avis du 10 décembre 2013).
  • Si des protéines végétales ont été incorporées dans des aliments à base de viande ou de poisson. Exemple, des protéines de soja dans un steak haché. Cette précision est importante puisque certaines protéines végétales sont de moindre qualité nutritionnelle comparées aux protéines animales.
De nouvelles informations

En plus des mentions habituelles comme le poids net, la date limite de consommation ou d’utilisation optimale, le mode d’emploi le cas échéant, les fabricants doivent notamment indiquer :

 

  • L’origine de toutes les viandes : bœuf, veau, porc, agneau, mouton, chèvre, volailles. Jusqu’à présent, cette information n’était obligatoire que pour les viandes bovines, suite au scandale sanitaire de la « vache folle ».
  • Des conseils de modération sur certains produits. Par exemple, sur certains bonbons, on peut lire : « Les personnes souffrant d’hypertension doivent éviter toute consommation excessive de réglisse. » Sur les margarines et les yaourts anti-cholestérol enrichis en stérols végétaux, il est écrit : « La consommation de plus de 3 g de stérols par jour est à éviter. » L’excès de stérols réduisant l’assimilation du bêta-carotène ou provitamine A et de la vitamine E.

 

En conclusion, si l’on peut parler d’une vraie avancée pour les consommateurs, il reste cependant encore des lacunes. Ainsi, les industriels n’ont aucune obligation de détailler les ingrédients composés (à l’instar, par exemple, des constituants d’une saucisse dans une choucroute) ni la nature des « épices » (curcuma, gingembre…) ni d’indiquer le nom des additifs (seul leur numéro de code européen reste obligatoire).

 

 

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