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Les aliments allégés, vraiment « light » ?

Ne pas forcément s’y fier : les aliments allégés ne sont pas tous aussi « light » qu’on l’imagine. L’éclairage d’Agnès Mignonac, diététicienne-nutritionniste.

Allégés en sucre : lisez bien l’étiquette !

« Allégé en sucre ne signifie pas forcément allégé en calories, prévient Agnès Mignonac. Par exemple, l’apport énergétique d’un chocolat sans sucre, plus riche en beurre de cacao, peut dépasser celui d’un chocolat traditionnel ! »

En ce qui concerne les confitures « avec plus de fruits », l’économie de calories est de l’ordre de 30 %. « Evitez toutefois les recettes enrichies en fructose, un glucide dont l’excès favorise l’augmentation des triglycérides (graisses) sanguins. »

Les bonbons et les chewing-gums sans sucre contiennent des polyols (xylitol, maltitol, mannitol…). « Ils ne donnent pas de caries et sont deux fois moins énergétiques que les confiseries traditionnelles, mais ils peuvent occasionner des troubles digestifs au-delà de 10 g par jour. »

Enfin, les boissons « light » aux édulcorants intenses (aspartame, sucralose, extrait de stévia…) ont un apport calorique nul ou négligeable. « Elles peuvent être recommandées aux personnes diabétiques et à tous ceux qui souhaitent consommer une boisson plaisir sans majorer leur apport énergétique ».

Allégés en graisses : des valeurs plus sûres !

Beurres, crèmes et fromages allégés sont au moins deux fois moins gras et caloriques que les produits traditionnels. « Si ces aliments permettent aux personnes qui souffrent d’un excès de cholestérol de réduire leur apport de graisses saturées, ils ne sont pas toujours très goûteux. Ceux qui surveillent leur ligne peuvent choisir de conserver de la crème ou du beurre “normal“ en réduisant les quantités. »

Conclusion : plutôt qu’une perte de poids, les aliments allégés facilitent un certain équilibre : « Opter pour un yaourt aux fruits 0 % permet de s’offrir un carré de chocolat ». Mais mieux vaut se limiter à quelques produits et les consommer avec modération.

Compléments alimentaires minceur : sans plus !

Brûleurs de graisses, draineurs et autres coupe-faim… Que valent ces produits ? Le point avec le Pr Luc Cynober, chef du service de biochimie de l’hôpital Cochin, à Paris (1).


Quels sont leurs principes actifs ?

- Les brûleurs de graisses. Ils contiennent des extraits de thé vert (épigallocatéchine gallate, un antioxydant) ou de la caféine parfois « cachée » dans du café vert, du maté, du guarana. Ces composés augmentent très légèrement la dépense calorique.

- Les draineurs. Ils sont composés de plantes diurétiques : cassis, pissenlit, prêle, queue de cerise, reine des prés… Ils éliminent de l’eau, mais pas de gras.

- Les coupe-faim. Il s’agit de fibres issues d’algues ou de plantes  (fucus, konjac, psyllium…) qui forment un gel dans l’estomac. Censées augmenter la satiété d’un repas à l’autre, leur efficacité est variable. Certains oligo-éléments (chrome, zinc…) sont également proposés, mais leur action n’est pas démontrée.

- Les capteurs de graisses ou de sucres (chitosan, konjac, nopal…) sont aussi des fibres. La proportion de graisses ou de sucres non assimilée reste modeste.

 

Quelles précautions si on veut les tester ?

« Mieux vaut s’abstenir de recourir à des brûleurs de graisses si on boit plus de 3 à 4 tasses quotidiennes de café ou de thé. » Car si la caféine (ou la théine) stimule le métabolisme, en excès elle peut perturber le sommeil ou augmenter le rythme cardiaque. Prudence également avec les plantes diurétiques : elles peuvent occasionner des pertes de potassium ou avoir un impact sur la tension artérielle.

« Si vous pensez qu’un complément alimentaire vous aidera à surveiller votre alimentation, limitez-vous à un seul produit à la fois et ne dépassez pas la durée de cure indiquée sur l’emballage. Evitez les formulations comprenant des plantes exotiques dont les effets sur l’organisme sont mal connus. » Enfin, ne commandez pas sur Internet des produits de marque inconnue, « qui peuvent s’avérer toxiques », prévient le Pr Cynober.

(1) Il est le coauteur de La vérité sur les compléments alimentaires, éd. O. Jacob (2010).

 

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