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Crise oblige, les habitudes alimentaires changent

Parmi les postes budgétaires impactés par la crise, l’alimentation. Mais prudence : les calories les moins chères sont rarement les meilleures pour la santé. L’analyse de Nicole Darmon, directrice de recherche à l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) (1).

 

Les principales économies

 

En quatre ans, les prix des produits alimentaires ont flambé, avec une hausse record de 6,7 % entre juillet 2007 et juillet 2008. Enquêtes à l’appui (2), les Français achètent moins d’aliments coûteux, type poissons et viandes. Moins attentifs qu’avant aux marques et autres labels, le prix est devenu leur principal critère d’achat. Ils utilisent volontiers les bons de réductions et font plus souvent les courses dans des magasins de « hard discount ». Enfin, ils se tournent vers la cuisine maison, qui leur paraît meilleur marché.

 

Les risques pour la santé

 

« Les fruits, légumes, poissons et viandes maigres apportent beaucoup de bons nutriments pour relativement peu de calories. Problème, ils sont chers. Or, les personnes à faibles revenus s’orientent plutôt vers des aliments peu nutritifs qui leur fournissent des calories économiques : sucreries, produits céréaliers raffinés ou aliments gras comme les chips, les biscuits salés. » Conséquence : un déséquilibre, voire des déficits nutritionnels.

 

Les situations de pauvreté

 

Selon une enquête réalisée en 2004-2005 (3) auprès des personnes recourant à l’aide alimentaire, 85 % d’entre elles manquaient de vitamine D, 70 % de vitamine B9, 33 % de bêta-carotène, 27 % de vitamine C et 24 % de fer. En outre, toutes les études montrent que l’obésité et les maladies qui en découlent (diabète, hypertension artérielle…) touchent davantage les populations à faible statut socio-économique. « En 2009, 22 % des Français déclarant un revenu par foyer inférieur à 900 euros par mois étaient obèses, contre seulement 15 % des Français disposant d’un revenu de 2300 euros par mois et 6 % de ceux ayant plus de 5300 euros mensuels ».

 

Conclusion : lorsque c’est possible, il est important de ne pas trop réduire le budget alimentation.

(1)    Elle est l’auteur de L’équilibre nutritionnel. Concepts de base et nouveaux indicateurs : le SAIN et le LIM, éd. Lavoisier.

(2)    Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (www.credoc.fr) et Institut national de la statistique et des études économiques (www.insee.fr).

(3)    Etude Abena, pilotée par l’Institut national de veille sanitaire (InVS) et publiée en 2007.

 

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