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Adolescence : forcément en rupture avec les bonnes habitudes ?

Repas sautés, goût immodéré pour le fast-food ou le sucré… Ces transgressions doivent-elles inquiéter les parents ? Pas plus que cela, nous dit Jean-Pierre Corbeau, professeur de sociologie à l’Université de Tours (1).

Rompre avec la famille, cela consiste pour les jeunes à se calquer sur les codes de leurs pairs : style vestimentaire, goûts musicaux et, bien sûr, mode alimentaire. « L’attirance pour certains produits est purement conformiste. De plus, les ados valorisent la convivialité et le plaisir de partager. Par exemple, dans les fast-foods, lorsqu’ils commandent une grande portion de frites, c’est pour la diviser en trois. » Une fois intégrés dans leur groupe de copains, ils peuvent chercher à s’affirmer par un comportement alimentaire spécifique (« Celle qui chipote, celui qui mange beaucoup… »). Bref, un ado qui saute le petit-déjeuner ou se nourrit de pâtes en boîte sait a priori ce qu’il fait.

Des connaissances en diététique

D’autant que les ados mangent mieux qu’on ne l’imagine. C’est ce que révèle la grande étude « AlimAdos » menée auprès de plus de 500 jeunes de 12 à 19 ans. S’ils sont attirés par les aliments gras et sucrés, ils apprécient aussi les produits frais et crus (fruits, légumes…). « Les 14-20 ans se rendent au fast-food entre 1,5 et 2 fois par semaine et ce, à l’heure des repas. Ils n’y mangent pas que des hamburgers. Les filles, en particulier, prennent des salades. » En outre, la plupart ont des connaissances en nutrition et apprécient les plats traditionnels familiaux. « Les adolescents sont des mangeurs pluriels capables, selon les occasions, de prendre plaisir à de nombreux types de nourritures ».

(1) Il est le co-auteur du Dictionnaire des cultures alimentaires, éd. PUF, 2012.

Que faire en cas de comportements à risque ?

Certains jeunes, en quête de leurs limites, peuvent adopter des conduites excessives. Dialoguez avec eux et n’hésitez pas à vous faire épauler par un professionnel de santé.

Ma fille est au régime. Selon le professeur de sociologie Jean-Pierre Corbeau, « la peur de grossir ou le désir de maigrir est significatif à partir des classes de 4e ou 3e. Les filles sont très sensibles aux photos des mannequins – trop maigres – des magazines. » Le contexte a alors son importance. « Pour peu que l’une des femmes de la famille soit au régime ou qu’on leur ait fait une remarque sur leurs nouvelles rondeurs, a priori normales à la puberté, elles peuvent se lancer dans des restrictions excessives », estime le Dr Brigitte Boucher, nutritionniste. Les signes qui doivent alerter ? Une ado qui perd des kilos rapidement, qui se sert de très petites portions, qui saute des repas ou prétexte avoir déjà mangé pour ne pas passer à table. Pour le Dr Boucher, « toute jeune fille au régime, qu’elle ait ou non besoin de maigrir, doit être suivie par un professionnel de santé, qu’il s’agisse d’un médecin généraliste, d’un nutritionniste ou d’un psychologue ».

Mon ado s’est mis à l’alcool. Selon une enquête de 2010 (1), 15 % des collégiens interrogés déclarent avoir déjà connu une vraie ivresse. En plein essor, le phénomène de « binge drinking » qui consiste à boire un maximum d’alcool en un minimum de temps. Or, explique Marie Choquet, présidente du conseil scientifique de l’Institut de recherche sur les boissons (IREB) (2), « ce type de consommation a des répercussions graves sur le cerveau, altérant la mémoire et les capacités d’apprentissage. Les jeunes ne devraient pas boire d’alcool avant l’âge de 18 ans, et surtout pas de manière excessive ». Tant qu’ils sont mineurs, leurs fêtes doivent être encadrées par des adultes : « Aux Pays-Bas, les parents s’organisent entre eux pour assurer une présence lors des soirées de leurs enfants, raconte Marie Choquet. Tout en les encourageant à voir leurs copains, il est important de leur parler des effets de l’alcool et de donner des repères. » Soit au maximum 3 verres dans une soirée pour les plus âgés.

(1)     La santé des collégiens en France : www.inpes.sante.fr/CFESBases/catalogue/pdf/1412.pdf

(2)     Elle est le co-auteur de Regards croisés sur l’adolescence, éd. Livre de poche, 2008.

 

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