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Payer plus, oui mais pourquoi ?

Les aliments porteurs des logos officiels affichent des prix jusqu’à deux fois supérieurs à ceux des produits courants. Cette différence est-elle méritée ? 

Le prix plus élevé des produits « estampillés » n’est pas forcément dissuasif. Ainsi, malgré la crise, la proportion de consommateurs d’aliments bio augmente. En 2012, 8 % des Français en mangeaient quotidiennement (contre 6 % en 2011), 15 % au moins une fois par semaine  (14 % en 2011). La majorité des consommateurs réguliers indiquaient leur intention de continuer à en acheter dans les mois à venir (1). Par ailleurs, selon un sondage réalisé pour le cinquantième anniversaire du label, un Français sur deux aurait consommé, en 2010, un aliment sous Label Rouge. Diverses motivations peuvent amener à choisir des aliments sous signe de qualité ou d’origine.

 

Le souci de l’environnement

Les préoccupations écologiques concernent les trois quarts des consommateurs de bio. En excluant l’usage d’engrais chimiques et de pesticides de synthèse, l’agriculture biologique vise en effet à préserver la qualité des sols, les ressources en eau et la biodiversité. Néanmoins, consommer bio perd de son intérêt environnemental lorsqu’on a recours à des produits importés. Les aliments sous signe d’origine (AOC, AOP, IGP) sont, à cet égard, à privilégier, leur acheminement vers les points de vente nécessitant un minimum d’énergie.

 

Le respect du bien-être animal

Qu’il s’agisse de l’élevage bio, du Label Rouge ou même des AOC (comme les volailles de Bresse), le cahier des charges impose aux agriculteurs de prendre soin de leurs animaux. L’accès à un parcours extérieur est obligatoire, les ruminants doivent pâturer dès que possible. En intérieur, l’élevage hors sol est interdit, chaque animal doit disposer de suffisamment de surface pour se mouvoir librement.  Or, explique Mylène Gobert, chercheuse à l’INRA de Theix (63), « les animaux de rente peuvent être stressés par leurs conditions d’élevage (claustration, manque d’espace, forte chaleur…), de transport ou d’abattage, ce stress pouvant, par exemple, être mesuré par un dosage du cortisol (hormone du stress) » (2).

 

Des produits plus goûteux

« De récentes études montrent que la qualité organoleptique (saveur, goût, odeur…) des viandes peut être affectée, en particulier chez les animaux à croissance rapide, qui sont moins aptes à répondre aux situations de stress », poursuit Mylène Gobert. Le stress psychique induit, en effet, des phénomènes d’oxydation.

Bref, pourquoi ne pas mettre dans nos caddies quelques produits labellisés ? En favorisant parallèlement les produits végétaux, ainsi que le recommandent les nutritionnistes, la consommation de ces aliments « choisis » ne reviendra pas nécessairement plus cher. Enfin, ne pas hésiter, quand c’est possible, à s’approvisionner directement auprès des producteurs.

(1) Baromètre 2012 de l’Agence Bio (www.agencebio.org).
(2) Le stress oxydant chez les animaux de rente, Mylène Gobert, cahiers de Nutrition et de Diététique, vol 48, n°5 (Novembre 2013).

 

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