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Les « superfruits », le gage d’une super forme ?

A la découverte des superfruits

En provenance des quatre coins du monde, ils se caractérisent par leurs excellents apports nutritionnels. Fabrice Vaillant, du Centre de recherche agronomique pour le développement (Cirad), les passe en revue.

Cranberry, acérola, açai, ces fruits encore inconnus dans l’Hexagone il y a dix ans, déferlent dans les rayons, qualifiés de « superfruits ». « Le terme vient des Etats-Unis », explique Fabrice Vaillant. Il désigne des fruits particulièrement concentrés en fibres ou en micronutriments, dont une petite portion peut suffire à fournir 100 % des apports conseillés. Les chercheurs s’intéressent particulièrement à leur potentiel antioxydant, et donc à leur intérêt dans la prévention des maladies liées au vieillissement cellulaire.

Des petites baies rouges prometteuses


A cet égard, les baies rouges, aux pigments prometteurs, sont l’objet de toutes les attentions. Certaines poussent en France, à l’instar du cassis et de la myrtille, d’autres viennent des antipodes. C’est le cas de l’açaï, cultivé au Brésil, de l’aronia et de la canneberge, en provenance d’Amérique du Nord, de la baie de gogi et du yumberry, venus de Chine, ou encore de la mûre andine, originaire de Colombie.

Très acidulées et peu sucrées, ces baies sont rarement consommées nature. « Elles doivent leur couleur rouge foncé/violet à des polyphénols du groupe des anthocyanes qui leur confèrent de nombreux atouts pour la santé ». Ainsi, le cassis et la myrtille seraient bénéfiques pour la vision, et améliorent la circulation dans les petits vaisseaux sanguins. Quant à la canneberge, elle a une efficacité avérée dans la prévention des infections urinaires chez la femme.

Des fruits exotiques stars de la vitamine C

Aux baies rouges s’ajoutent de nombreux fruits exotiques. « Il s’agit de fruits survitaminés en raison d’une bonne exposition au soleil, mais qui sont jusqu’à présent sous-utilisés, car jugés difficiles à conserver ou à transporter ». Pour pallier ce problème, des organismes comme le Cirad travaillent à la mise au point de procédés de transformation qui permettront de préserver leurs atouts nutritionnels. Et ceux-ci sont nombreux.

Par exemple, l’acérola, dite aussi « cerise Antillaise », la pomme de cajou (pédoncule de la noix de cajou) et le yuzu, petit agrume très prisé au Japon, présentent de fortes teneurs en vitamine C (cinquante fois plus que l’orange pour l’acérola !). La grenade associe anthocyanes et tanins qui auraient des effets protecteurs sur les artères et participeraient à la prévention de certains cancers dits « hormono-dépendants ». Sans oublier le noni, dont le jus est traditionnellement consommé pour ses propriétés médicinales en Amérique Latine, et qui possède une action anti-inflammatoire. Et la liste est loin d’être close. Car comme le rappelle Fabrice Vaillant, « près de 3 000 fruits tropicaux attendent d’être découverts. »

Conseils pour goûter aux superfruits

Comment consommer ou accommoder ces fruits inhabituels ? Les bonnes idées de Béatrice de Reynal, nutritionniste.

Si la plupart des superfruits sont exotiques, il existe une production française de cassis et de myrtilles. « Autant en profiter », estime Béatrice de Reynal. Le cassis se récolte au mois de juillet, la myrtille de juillet à décembre. Mais comment en avoir toute l’année ? « On peut les congeler ou les acheter déjà surgelés en s’assurant de leur origine. » On trouve aussi de la grenade fraîche, en provenance d’Espagne ou du Maroc, entre octobre et mars. Chacun de ces superfruits peut se déguster dans un yaourt, une salade de fruits, un milk-shake ou une tarte.  Quant au yuzu, importé de Chine, il se vend frais dans des magasins asiatiques ou épiceries fines. Son jus ou son zeste peuvent servir à réaliser des marinades, cocktails, sorbets ou mousses.

Vérifiez toujours les ingrédients des produits transformés

Au Japon, aux Etats-Unis et en Europe du Nord, les produits à base de superfruits, déclinés sous forme de bonbons, biscuits, chocolats et même glaces, connaissent un vif succès. En France, la plupart des superfruits sont commercialisés sous forme de jus. Seul hic : « Les jus bio 100 % superfruit présentent des saveurs parfois inattendues, comme l’aronia, très acide, ou le noni qui rappelle le fromage de chèvre » ! La solution ? Les consommer dilués dans de l’eau et agrémentés d’un peu de miel.

De leur côté, les industriels ont trouvé une parade : associer 5 à 10 % de superfruits à du jus de pomme ou de raisin. « Le goût est alors agréable et le prix plus raisonnable, mais les bénéfices nutritionnels s’en trouvent fortement diminués », explique Béatrice de Raynal. La plupart des smoothies et compotes aux superfruits comportent également une forte proportion de pomme ou de banane.

Dernière option : acheter des superfruits séchés, comme les baies de gogi ou les canneberges (ou cranberries), faciles à mélanger à des céréales, une compote ou du fromage frais. Préférez-les bio, car certaines baies de gogi, originaires de Chine, regorgeraient de résidus de pesticides, met en garde Béatrice de Raynal. « Et attention à ne pas les confondre avec les baies confites, très sucrées, qui perdent une bonne part de leurs polyphénols en cours de fabrication ».

 

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