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Le bio, meilleur pour la santé ?

Aucune étude n’affirme que manger bio améliore sur le long terme la santé. En revanche, les contrôles le confirment : les végétaux bio sont exempts de résidus de pesticides. Manger bio permettrait donc de réduire notre niveau d’exposition aux produits chimiques. Le point avec le Pr Jean-François Narbonne, toxicologue à Bordeaux (1).

 

Les pesticides sur la sellette. Certaines associations écologiques (Générations Futures, Réseau Environnement Santé) accusent régulièrement les pesticides d’être cancérigènes et de se comporter comme des perturbateurs endocriniens. « Depuis 2000, des études internationales et des travaux français de l’Inserm montrent que les agriculteurs sont plus sujets à certains types de cancers, à certaines maladies neurologiques et à des troubles de la reproduction (plus de fausses couches notamment) », indique le Pr Narbonne. A cet égard, il déplore que les autorités sanitaires n’aient pas mis en garde plus tôt les agriculteurs, auxquels on recommande désormais de porter un équipement de protection pour traiter leurs cultures et de stocker les pesticides dans une zone spécifique.

 

Manger bio limite l’exposition aux produits chimiques. « Pour les consommateurs, on ne peut pas faire de lien entre le risque de cancer et la consommation de résidus de pesticides ». Concernant la baisse de la fertilité des Européens et des Américains, observée depuis 1995, les pesticides ne sont pas les seuls en cause : notre organisme serait pollué par plus de 350 composés chimiques, dont 240 perturbateurs endocriniens, présents dans l’air, les plastiques alimentaires, les peintures, les détergents, etc. Du reste, rappelle le Pr Narbonne, les pesticides sont sans cesse réévalués : « En Europe, on est passé en dix ans de 1 000 à seulement 300 substances autorisées ». 

 

En conclusion, « on ne peut pas garantir que manger bio préserve la santé, mais c’est un premier pas vers le non chimique. Toutefois, prévient le Pr Narbonne, comme les produits bio ne sont pas traités, ils sont plus fragiles et plus sensibles, par exemple, aux moisissures. Il est donc préférable de s’approvisionner dans des circuits courts de distribution ».

(1)   Le Pr Jean-François est l’auteur de Sang pour sang toxique, éd. Thierry Souccar, 2010.

 

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