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Dossiers Après 50 ans

L’atout alimentaire pour surmonter un cancer

Comment prévenir l’amaigrissement

Limiter la perte de poids au cours d’un cancer permet de mieux supporter les traitements et de récupérer plus vite. Les explications du Dr Pierre Senesse, membre de la Société Francophone de Nutrition Clinique et Métabolique (SFNEP) et responsable de l’unité transversale de nutrition à l’Institut régional du cancer de Montpellier.

 

Si le surpoids constitue un facteur de risque des cancers les plus courants (sein, prostate, côlon), la perte de poids est très fréquente une fois la maladie diagnostiquée ou le traitement instauré. Augmentant la fatigue et la durée de récupération, elle doit être contrée au mieux. C’est pourquoi les nutritionnistes de la SFNEP ont publié, en 2012, un guide de recommandations professionnelles : Nutrition chez le patient atteint de cancer.

 

Appétit en chute libre

On estime que 30 % des personnes souffrant d’un cancer sont amaigries avant de commencer leur traitement. « La tumeur est consommatrice de calories et certaines cellules cancéreuses libèrent, dans le même temps, des composés anorexigènes qui réduisent considérablement la sensation de faim, indique le Dr Senesse. En outre, l’annonce du diagnostic peut couper l’appétit. » Les traitements ont également souvent un impact sur les prises alimentaires. Certaines chimiothérapies occasionnent des nausées ou une perte du goût des aliments, la radiothérapie peut altérer temporairement les zones traitées, la bouche ou le tube digestif.

 

La perte de poids qui en résulte est souvent rapide. « Même quand le poids paraît encore normal, la personne peut être dénutrie, c’est-à-dire qu’elle a perdu principalement de la masse musculaire », prévient le Dr Senesse. D’où une plus grande fatigue, une moindre efficacité des défenses immunitaires, davantage de difficultés à récupérer ou à cicatriser en cas de chirurgie.

 

Contrer la perte de poids

« La prise de conscience des problèmes nutritionnels provoqués par le cancer ou son traitement est récente, et encore insuffisante », estime le Dr Senesse. Pour compenser un petit appétit, différentes stratégies peuvent être mises en place : miser sur les aliments riches en protéines ou en énergie (limiter la quantité des aliments peu nourrissants comme les potages ou les crudités), prendre plus souvent des plus petits repas pour qu’ils soient bien digérés (ajouter des collations dans la matinée, l’après-midi, voire en fin de journée), enrichir certaines préparations comme les purées, omelettes et yaourts, avec de l’œuf, du jambon haché, du fromage râpé ou de la poudre de lait.

 

Option complémentaire : prendre des compléments nutritionnels oraux au moment des collations. Il s’agit de produits à saveur sucrée ou salée, de type milk-shake ou potage, très riches en protéines ou en calories, dont la texture liquide facilite la consommation (Fortimel, Renutryl, Clinutren). Prescrits par le médecin, ils s’achètent en pharmacie.

 

Accepter une alimentation artificielle

Ce type d’alimentation est indiqué temporairement pour les personnes qui ne parviennent pas à s’alimenter suffisamment ou, en cas de chirurgie (principalement du tube digestif), qui ne peuvent pas manger normalement pendant quelque temps. « Cette mesure qui paraît contraignante doit être bien explicitée aux patients, car elle facilite nettement la récupération » :

- L’alimentation entérale est la plus fréquemment proposée. On introduit dans le nez un petit tuyau fin (maximum 2 mm de diamètre) en plastique souple qui descend jusque dans l’estomac, voire un peu plus bas. Ce qui permet d’administrer un repas complet équilibré, très finement mixé (en poches préparées par des laboratoires spécialisés).

- L’alimentation parentérale n’est utilisée qu’en cas de besoin. On implante un cathéter au sein d’une veine, et ainsi s’écoule des solutions contenant les nutriments essentiels : glucose (sucre), acides aminés (les constituants des protéines), vitamines, etc.

 

Pour le Dr Senesse, « toute personne souffrant d’un cancer devrait bénéficier d’un bilan nutritionnel et de consultations diététiques, le cas échéant, et tout amaigrissement doit être signalé au médecin ».

Pour en savoir plus

Le site de la SFNEP : www.sfnep.org

Sport et cancer, l’équipe qui gagne

S’il paraissait inconcevable, il y a une vingtaine d’années, de proposer une activité physique à une personne traitée pour un cancer, les recommandations ont évolué. En France, le cancérologue Thierry Bouillet, cofondateur de la Fédération CAMI Sport Cancer, y a largement contribué. Proposant initialement une pratique sportive adaptée à ses patients pour réduire leur sensation de fatigue ou leur isolement social, il a découvert avec la communauté scientifique internationale l’intérêt de l’activité physique dans la prévention des récidives. Pour espérer obtenir un tel effet, « il faut pratiquer une activité de bonne intensité pendant au moins 1 heure, 3 fois par semaine ». La CAMI propose des cours encadrés par des éducateurs sportifs spécialement formés : www.sportetcancer.com

Bien manger après un cancer

En période de rémission, autant mettre toutes les chances de son côté. La prévention nutritionnelle reste un enjeu important. Les recommandations de l’Institut National du Cancer (INCa).

 

Les chercheurs ont identifié de nombreux facteurs de risque de cancer évitables : tabac, alcool, surpoids, alimentation déséquilibrée, inactivité physique, exposition au soleil ou aux rayons UV en cabine. Ces facteurs sont sensiblement identiques en prévention du cancer ou d’une rechute. Les experts du réseau NACRe (Réseau national alimentation cancer recherche) ont récemment précisé, eu égard aux connaissances actuelles, quels conseils nutritionnels donner.

 

En prévention d’une récidive

- Cancer du sein : il est rare de perdre du poids quand on souffre de ce cancer. Et il est même fréquent d’en prendre au cours du traitement à action antihormonale. Or le surpoids, qui est le principal facteur de risque de ce cancer, augmente aussi l’éventualité d’une récidive. En prévention, un seul mot d’ordre : avoir une alimentation équilibrée (riche en fruits et légumes, modérée en sucre et en gras) et pratiquer de l’activité physique régulière de façon à stabiliser le poids, voire à perdre quelques kilos si besoin est.

 

- Cancer du côlon ou du rectum : l’activité physique est également recommandée en prévention d’une rechute : au minimum 30 minutes par jour d’un effort équivalent à de la marche rapide.

 

En prévention d’un second cancer

Un second cancer n’est ni une récidive ni une métastase du premier (extension à une autre partie du corps). Il peut toucher un autre organe ou le même, comme le second sein chez les femmes. Les données scientifiques disponibles permettent d’établir une association avec le risque de second cancer pour deux facteurs nutritionnels :

 

- La consommation de boissons alcoolisées augmente le risque de développer un cancer des voies aéro-digestives supérieures ou VADS (bouche, larynx, pharynx, œsophage), du côlon, du rectum, du foie et du sein (chez les femmes). Les plus forts consommateurs d’alcool lors du diagnostic du premier cancer des VADS ont un risque multiplié par trois de développer un second cancer des VADS. Rappelons que le risque existe dès la consommation d’un seul verre d’alcool par jour et augmente avec le nombre de verres quotidien moyen. Par conséquent, mieux vaut supprimer toute boisson alcoolisée et se faire aider, si nécessaire, par un addictologue.

 

- Le surpoids est reconnu comme facteur de risque des cancers de l’œsophage, de l’endomètre, du rein, du côlon, du rectum, du pancréas et du sein après la ménopause. Les femmes en surpoids lors du diagnostic de leur premier cancer du sein ont un risque accru de déclarer un cancer du second sein, de l’endomètre, du côlon ou du rectum. Mais ce risque diminue de 25 à 50 % en cas de pratique régulière d’une activité physique. Bref, si on n’est pas sportif, il est vraiment important de marcher tous les jours.

 

Pour en savoir plus

www6.inra.fr/nacre

 

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