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Dossiers Après 50 ans

La « détox », un régime sain ?

Détox ou intox ?

Plébiscité par les stars américaines, le régime détox serait incontournable pour conserver une forme étincelante. Mais cet engouement est-il scientifiquement justifié ? La réponse est à mi-chemin.

Alimentation déséquilibrée, riche en aliments raffinés ou en additifs chimiques et autres résidus de pesticides, inhalation de polluants, tabagisme, stress… occasionnent l’accumulation de composés indésirables dans l’organisme. Avec pour conséquences potentielles fatigue, migraines, teint brouillé, troubles digestifs, voire douleurs articulaires. La « détox » vise à optimiser l’état de forme en éliminant l’excédent de toxines.

 

Le b.a.-ba d’une cure détox

S’il existe de nombreuses méthodes détox, elles visent toutes à stimuler les différents organes d’élimination, en particulier le foie, les intestins et les reins. La suppression de l’alcool et des aliments gras ou sucrés permet de soulager le foie, qui pourrait ainsi assurer au mieux son rôle de détoxication. L’introduction systématique de fruits et légumes à chaque repas active le transit. L’augmentation des apports hydriques sous forme de boissons variées favorise le travail d’élimination rénale. Bien qu’elle ne soit pas présentée comme une méthode amaigrissante, la détox occasionne souvent la perte de quelques kilos.

 

Des bénéfices réels ?

Certains nutritionnistes l’affirment. De fait, une alimentation trop pauvre en végétaux et trop riche en sucres et en graisses saturées a un impact sur la nature de la flore intestinale. Il en résulte des troubles digestifs, ballonnements, douleurs abdominales, constipation, voire un excès de stress oxydatif (par manque d’antioxydants) qui accélère le vieillissement de l’organisme. « Miser sur les fruits et légumes et éliminer les aliments trop raffinés peuvent effectivement améliorer l’état de santé général », estime le Dr Laurence Benedetti, nutritionniste.

 

Pas 100 % efficace

Plus sceptiques, les experts en toxicologie. Certaines toxines (comme les dioxines) qui se lient aux graisses et se stockent dans les cellules adipeuses, ne s’éliminent pas si facilement. En outre, dans le cadre d’un amaigrissement rapide, elles se retrouvent concentrées dans le sang et se révèlent particulièrement dangereuses, pouvant migrer vers des organes sensibles comme le cerveau. « En conséquence, il faut éviter les régimes drastiques, y compris les détox basses calories de type cures de boissons », avertit Robert Barouki, toxicologue, chercheur à l’Inserm et enseignant à l’université Paris-Descartes.

 

Conclusion ? Si la détox est l’occasion d’adopter une alimentation plus saine, n’en attendez pas des miracles. Et surtout, évitez les méthodes les plus radicales !

Une journée « détox » idéale

Petit-déjeuner

- Thé vert

- Pain d’épeautre avec margarine riche en Oméga 3

- Kiwi

- Yaourt nature

 

Déjeuner

- Radis roses

- Cabillaud, citron et curcuma

- Pommes vapeur, brocolis

- Salade de fruits rouges

 

Goûter

- Smoothie banane-framboises

 

Dîner

- Soupe de fanes de radis

- Taboulé de quinoa

- Lait fermenté

- Pomme cuite à la cannelle

Les bons côtés d’une détox raisonnable

La détox fait une large place, entre autres, aux fruits et aux légumes, dont la consommation est encouragée. Les conseils du Dr Laurence Benedetti, nutritionniste, pour tirer profit au mieux de ce régime.

Sous le terme « détox » se cachent toutes sortes de pratiques. Une version « soft » peut aller dans le sens des recommandations nutritionnelles du Programme national nutrition santé (PNNS).

 

Les fruits et légumes, plutôt crus et plutôt bio

Ces aliments constituent de véritables cocktails d’antioxydants (bêta-carotène, vitamines C et E, polyphénols) qui agissent en synergie pour neutraliser de nombreux toxiques. « Chaque fruit, chaque légume ayant une composition spécifique, variez au maximum en privilégiant les produits de saison, plus goûteux et plus vitaminés. L’idéal est de les acheter bio pour éviter d’ingérer d’éventuels résidus de pesticides. Si ce n’est pas possible, lavez-les bien sous l’eau courante et pelez-les, le cas échéant. Les fruits et légumes crus sont plus riches en vitamine C, altérée par la cuisson. Mais leurs fibres sont plus irritantes pour le tube digestif. Alternez, donc, végétaux crus et cuits ».

 

Les aliments céréaliers complets

Pain complet, pain de seigle, au son ou aux céréales, riz brun, flocons d’avoine sont deux à trois fois plus riches en fibres, en sels minéraux et en vitamines B et E que la baguette ordinaire, le riz blanc ou les corn-flakes. « Les fibres des aliments céréaliers sont particulièrement efficaces pour régulariser le transit, facilitant l’élimination de composés qui s’avèrent toxiques lorsqu’ils stagnent trop longtemps dans l’intestin. Si vous n’avez pas l’habitude des produits complets, introduisez-les de façon progressive, pour éviter une mauvaise tolérance digestive ».

 

Pro et prébiotiques de concert

Consommés régulièrement, les probiotiques (des micro-organismes) et les prébiotiques (des fibres spécifiques) contribuent à moduler l’équilibre de la flore intestinale et, ainsi, à stimuler le système immunitaire. « Commercialisés sous forme de compléments alimentaires, les probiotiques peuvent aussi être simplement consommés sous forme de yaourts et autres laits fermentés. Pour faire le plein de prébiotiques, privilégiez l’ail, l’oignon, le poireau, l’asperge, l’artichaut, les salsifis, le topinambour, le pissenlit, la banane et le pain de seigle ».

 

Huiles de noix et de colza et poissons gras pour les Oméga 3

Ces aliments comptent parmi les meilleures sources de graisses essentielles Oméga 3, qui aident à juguler l’inflammation allant de pair avec le stress oxydatif. « Si vous choisissez des huiles non raffinées, plus riches en vitamine E et autres antioxydants, réservez-les à un usage à cru et conservez-les dans le bas du réfrigérateur. Quant aux poissons gras, ils sont recommandés une fois par semaine. Au saumon, préférez le maquereau ou la sardine, qui présentent moins de risque de pollution par des métaux lourds ».

 

Penser aux épices

Les épices sont colorées par des pigments qui appartiennent à la famille des polyphénols, aux vertus antioxydantes et parfois anti-inflammatoires. « Cuisiner avec des épices vous permet d’utiliser moins de matières grasses, ce qui est un bon moyen de faciliter la digestion. Pensez tout particulièrement au curcuma, l’épice de couleur jaune qui donne sa couleur au curry, car il stimule le travail de détoxication du foie. Pour favoriser son assimilation, associez-le systématiquement à du poivre. Enfin, gingembre et cannelle sont aussi conseillés ».

 

De l’importance des modes de cuisson

Les cuissons à haute température, qui font dorer les aliments (grillade ou barbecue, friture, rôti ou gratin au four), entraînent la formation de composés potentiellement toxiques. « Préférez les cuissons saines à la vapeur, en papillote ou à l’étouffée. Evitez aussi la cuisson à l’eau, qui occasionne une perte importante de sels minéraux et de vitamines hydrosolubles B et C, sauf si vous consommez l’eau de cuisson comme dans le cas des soupes ».

Pour finir, le Dr Benedetti rappelle que si la détox fait une large place aux aliments végétaux, il n’en faut pas moins conserver suffisamment d’aliments d’origine animale (poissons et viandes maigres), de façon à ne pas manquer de protéines ou induire d’autres carences.

Les risques d’une détox excessive

A chaque praticien sa méthode « détox », ou presque. Attention aux pratiques qui présentent un vrai danger pour la santé. Anne-Marie Adine, diététicienne-nutritionniste, en pointe quelques-unes parmi les plus répandues.

 

Le jeûne

Le principe : jeûner consiste à cesser de s’alimenter de façon solide. L’objectif est de mettre le tube digestif au repos, ce qui faciliterait le travail d’élimination des toxines de l’organisme. Il est conseillé de boire beaucoup – de 2 à 3 litres par jour – en alternant eau, jus de fruits, bouillon de légumes salé, infusions.

Les dangers et contre-indications : « Il n’y a pas de risque chez une personne bien-portante à jeûner durant une journée après des excès alimentaires. Mais au-delà, le jeûne présente de nombreux inconvénients. Il peut occasionner fatigue ou migraines. En l’absence d’un apport de protéines, il entraîne une fonte musculaire. Le jeûne est strictement contre-indiqué pour les enfants, les adolescents, les femmes enceintes ou qui allaitent, les personnes âgées ou malades ».

 

La cure de boissons

Le principe : certaines détox sont basées sur la consommation exclusive de boissons, y compris parfois des potages, des smoothies verts (légumes mixés avec des fruits) ou des milk-shakes.

Les dangers et les contre-indications : « Ils sont globalement similaires à ceux du jeûne. Lorsque la cure comporte de nombreux jus de fruits ou de légumes, il y a risque de troubles digestifs de type diarrhée ou ballonnements. En outre, il ne faut pas abuser des infusions diurétiques ou censées faciliter le travail de détoxication du foie. Evitez de cumuler deux plantes ayant les mêmes indications (par exemple, reine des prés et queue de cerise ou thé vert, qui stimulent l’élimination rénale) et de prolonger la cure au-delà de 10 jours car les principes actifs des plantes valent souvent ceux d’un médicament ».

 

La monodiète

Le principe : il s’agit de se nourrir durant plusieurs jours d’un aliment unique à répartir sur 6 à 7 prises alimentaires. La plupart des monodiètes sont à base de fruits, par exemple de raisin. Selon les naturopathes qui la préconisent, ce type de cure simplifie au maximum la digestion, ce qui permettrait à l’organisme de consacrer l’essentiel de son énergie à éliminer les toxines.

Les dangers et les contre-indications : « Tout comme le jeûne, la monodiète à base de fruits ne fournit aucune protéine et occasionne une perte de masse musculaire, particulièrement préjudiciable chez les personnes sédentaires et les seniors. Elle peut entraîner de sérieux troubles digestifs, en particulier chez ceux qui souffrent de colopathie. Enfin, elle apporte trop de fructose – un sucre qui se trouve dans les fruits – dont l’excès favorise l’augmentation des triglycérides sanguins (des graisses) et peut même encrasser le foie ».

 

La détox végétalienne

Le principe : cette détox est composée exclusivement d’aliments d’origine végétale, riches en antioxydants (fruits et légumes, y compris sous forme de jus et de potages, produits céréaliers tels que le pain, le riz ou le quinoa, algues, graines germées et oléagineux de type amandes). Les aliments d’origine animale (y compris produits laitiers et œufs) sont exclus, exerçant un effet acidifiant néfaste sur l’organisme.

Les dangers et contre-indications : « Pratiquée trop longtemps ou trop souvent, la détox végétalienne fait courir le risque de diverses carences, notamment, en Oméga 3 (EPA et DHA), fer, zinc, calcium, sélénium, vitamines B12 et D, voire en protéines pour ceux qui ne consommeraient pas assez de légumes secs. Peu recommandable, elle est de toute façon réservée aux adultes en bonne santé ».

 

L’hydrothérapie du côlon

Le principe : l’hydrothérapie du côlon consiste en un lavement à l’eau tiède du gros intestin, destiné à le vider de tous les résidus d’aliments qui s’y trouvent. Cette technique permettrait d’éliminer des composés toxiques, voire carcinogènes qui resteraient trop longtemps en contact avec la muqueuse digestive.

Les dangers et les contre-indications : « Cette méthode radicale est pour le moins agressive. Pour éliminer les résidus du côlon, il suffit d’avoir un transit régulier grâce à une bonne hygiène de vie (hydratation suffisante, consommation de fibres sous forme de fruits, de légumes et d’aliments céréaliers complets, activité physique quotidienne). L’hydrothérapie colique présente l’inconvénient d’éliminer une partie de la flore qui a, justement, un effet protecteur contre les toxiques. Déconseillée à tous, grands et petits a fortiori ».

 

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