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L’alcool, bon ou mauvais pour la santé ?

Même dans les limites admises (2 verres par jour pour les femmes, 3 pour les hommes), la consommation d’alcool peut avoir des conséquences sur la santé. Les explications de Mickaël Naassila, directeur de recherche à l’Inserm d’Amiens.

Bon pour le cœur ?

L’effet protecteur de la consommation d’alcool vis-à-vis des maladies coronariennes (artères du cœur), observé par de nombreuses études épidémiologiques, semble désormais établi. En effet, l’alcool participe à augmenter le bon cholestérol (HDL). De plus, le resvératrol, un pigment du raisin qui se trouve dans le vin rouge, a des actions antioxydantes et anti-inflammatoires probablement bénéfiques pour les artères. Toutefois, « l’effet protecteur ne s’observe que pour des consommations modérées, moins de 3 verres par jour, et régulières ». Inversement, les consommations occasionnelles et massives sont nocives pour le cœur, pouvant induire des troubles du rythme. Enfin, note Mickaël Naassila (1), « l’alcool augmente le risque d’accident vasculaire cérébral (AVC), directement en fluidifiant le sang (AVC hémorragique), et indirectement en augmentant la tension artérielle ».

Délétère pour les autres organes
« L’alcool est toxique, même à la faible dose d’un verre par jour », rappelle Mickaël Naassila. Il est impliqué dans de nombreuses pathologies comme les cancers de la bouche, du pharynx, du larynx, de l’œsophage, du côlon, du foie et du sein. Parvenant très rapidement au cerveau après sa consommation, il peut générer des troubles neuropsychiques. Métabolisé par le foie, il peut provoquer une hépatite ou une cirrhose. L’alcool favorise l’ulcère de l’estomac, la pancréatite chronique, l’ostéoporose et la goutte. Il réduit la fertilité des femmes et des hommes. Enfin, l’alcoolisation fœtale peut entraîner un retard mental chez l’enfant.

En clair, si on a l’habitude de consommer de l’alcool, mieux vaut peser le pour et le contre avec son médecin.

(1)  Mickaël Naassila est également président de Task Force Alcool de Picardie.

Habitude ou dépendance : comment lever le pied

Vous souhaitez réduire votre consommation d’alcool ? Les conseils du Dr Alexandre Baguet, addictologue au CHU de Rouen.

- Eviter l’alcool au volant.
Il suffit de 2 verres pour atteindre l’alcoolémie (taux d’alcool dans le sang) maximale autorisée par la loi sur la route, à savoir 0,5 g par litre. L’organisme met ensuite 2 à 4 heures pour éliminer cette quantité d’alcool, en sachant que l’alcoolémie reste plus longtemps élevée chez les femmes. A cet égard, le Dr Baguet dénonce le slogan selon lequel « Un verre, ça va, 3 verres, bonjour les dégâts », car un sur-risque d’accident existe dès la consommation d’un verre : « L’alcool induit une perte du jugement critique et un ralentissement des réflexes ».

- Modérer sa consommation. « Chacun d’entre nous est à même de trouver des astuces en fonction de son mode de consommation. » A l’occasion d’une soirée, on peut ainsi décider de rester sobre pour reprendre le volant, ou bien alterner une boisson alcoolisée avec de l’eau ou du jus de fruits. Ou encore, au quotidien, choisir de n’acheter que du très bon vin (coûteux) et d’en boire peu, ou troquer l’apéro contre une autre façon de se détendre : activité sportive, bain chaud, bricolage…

- Arrêter l’alcool, le cas échéant.
Le risque de dépendance à l’alcool semble majoré par l’exposition fœtale, la consommation dès le plus jeune âge et les alcoolisations massives. « Sans forcément rendre dépendant, l’alcool peut occasionner des difficultés professionnelles, familiales… Lorsque l’arrêt total de l’alcool semble trop compliqué, il y a toujours un bénéfice à lever le pied. » Qu’il s’agisse d’un sevrage partiel ou total, le Dr Baguet recommande de se faire accompagner. En effet, en cas de dépendance, des médicaments sont nécessaires afin de protéger le cerveau. On peut s’adresser à son médecin traitant  ou à un Centre de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA). Les consultations y sont gratuites et anonymes.  

Pour en savoir plus ou faire le point sur sa consommation : www.alcoolinfoservice.fr (site du ministère de la Santé).

 

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