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Quelles sont les périodes-clés ?

Plus un enfant apprécie d’aliments, plus il aura de chance de manger équilibré tout au long de sa vie. Encore faut-il éduquer son goût en commençant le plus tôt possible. Les explications de Sophie Nicklaus, directrice de recherche au Centre des sciences du goût et de l’alimentation de L’Inra Bourgogne-Franche-Comté.

« À table, certains enfants sont plus difficiles que d’autres et le demeureront à l’âge adulte. Les préférences alimentaires sont conditionnées par la sensibilité des bourgeons du goût situés sur la langue, qui dépend de facteurs génétiques. » Toutefois, il est démontré que plus l’enfant est exposé tôt à des saveurs et des aliments différents, plus il a de chance d’avoir une palette alimentaire diversifiée.

 

Dès la vie intra-utérine

Le liquide amniotique se parfume en fonction des aliments consommés par la future maman et le fœtus en avale un peu tous les jours. « Cette mise en contact dès la grossesse à des saveurs multiples familiarise l’enfant avec le répertoire alimentaire maternel et facilite son apprentissage. »

 

Pendant l’allaitement

Le goût du lait infantile dépend également de l’alimentation de la maman. Par exemple, il est démontré qu’à 5 mois, un enfant apprécie davantage le jus de carotte si sa maman en consommait durant la période d’allaitement. « Cela doit motiver les parents à manger suffisamment de fruits et légumes, ainsi que de poissons, qui sont les aliments les plus fréquemment mal-aimés des enfants. »

 

Le temps de la diversification alimentaire

Jusqu’à 2 ans, c’est la période idéale pour faire goûter à bébé un maximum d’aliments, y compris des légumes ou des fromages à goût fort, en respectant néanmoins ses capacités digestives, pas de crudités ni de légumes secs avant l’âge de 18 mois. Passé 2 ans, cela devient plus compliqué dès qu’intervient la phase de néophobie alimentaire: Durant cette période, parfaitement normale au cours de son développement, l’enfant affirme sa personnalité et se met à refuser tout nouvel aliment, voire des produits consommés jusqu’alors. L’obliger à en manger renforce son aversion. Il faut, en revanche, lui présenter régulièrement les aliments refusés pour l’inciter à les goûter.

La construction des préférences alimentaires

Les tout petits préfèrent les aliments sucrés et gras et rejettent les saveurs acides ou amères. Les conseils de Sophie Nicklaus, directrice de recherche à l’Inra, aux parents ou grands-parents pour faire évoluer leur goût.

Si les nourrissons préfèrent les aliments nourrissants, c’est plutôt une bonne chose car ils ont de gros besoins énergétiques. Et s’ils rejettent les mets acides ou amers, c’est parce que dans la nature les aliments de ce type peuvent être toxiques. Pour qu’ils parviennent à manger de tout, il faut leur faciliter la tâche.

Respectez leur rythme et leur goût

L’aîné mangeait des épinards à 6 mois, pourquoi pas le cadet ? « Tous les enfants ne marchent pas exactement au même âge, car chacun a son propre rythme de croissance. Pour l’alimentation, c’est pareil, qu’il s’agisse de passer à la cuillère ou de découvrir de nouveaux aliments. » Ne forcez surtout pas un petit à brûler les étapes. S’il doit aimer les épinards, il finira par en réclamer de lui-même quand il en verra sur la table. De même, si un enfant a besoin de sucrer son yaourt, c’est peut-être qu’il a une sensibilité élevée à l’acide. Contentez-vous de l’habituer à des quantités de sucre raisonnables.

 

Faites-les participer

Emmenez-les au marché : ils accepteront plus facilement qu’à la maison une lamelle de fromage ou de fruit proposée par un commerçant. À la belle saison, allez ensemble cueillir des fruits ou des légumes dans un des nombreux champs ouverts au public par les producteurs. Les enfants adorent jardiner : à défaut de potager, plantez en famille des tomates ou des fines herbes sur le balcon. Enfin, quel que soit leur âge, faites-les participer à la cuisine. Trop jeunes pour utiliser un couteau, ils peuvent équeuter les haricots verts ou remuer la pâte à crêpe. Et dès qu’ils sont en mesure de les apprécier, faites-leur découvrir les recettes familiales qui vous ont été transmises par vos aînés.

 

Mangez en famille

Les petits agissent par imitation.  Montrez-leur que vous appréciez les courgettes, ils auront envie d’y goûter. Vous aurez, en revanche, beaucoup plus de mal à les persuader que les brocolis sont délicieux si vous-même n’en mangez pas !  Profitez aussi de la présence d’autres enfants, lors des goûters ou pendant les vacances : si son cousin ou sa cousine mange déjà d’un aliment, il en voudra sûrement. Evitez si possible les disputes familiales à table : le dégoût pour un plat peut être lié à l’ambiance dans laquelle il est consommé. Enfin, tout petit, un enfant doit pouvoir se concentrer sur ses sensations de faim et de rassasiement. Il faut impérativement l’habituer à manger sans télé, tablette ou smartphone…et que toute la famille en fasse de même.

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