En utilisant le site onmangequoi.lamutuellegenerale.fr vous acceptez l'utilisation de cookies, destinés à vous offrir une navigation optimale et des contenus personnalisés. En savoir plus
Accueil » L'encyclopédie » Les maladies nutritionnelles » L’intolérance au gluten

L'encyclopédie

L’intolérance au gluten ou maladie cœliaque

Imprimer la fiche

Au-delà de la mode du « sans gluten », il y a la vraie intolérance au gluten, encore appelée maladie cœliaque. Si dans la grande majorité des cas, elle se manifeste par des troubles digestifs et intestinaux, elle peut parfois passer inaperçue. Or, non soignée, cette pathologie peut avoir des conséquences graves. D’où l’importance de la dépister. Et, une fois le diagnostic posé, de suivre un régime strict.

Qu’est-ce que l’intolérance au gluten ?

L’intolérance au gluten (ou maladie cœliaque) est une maladie digestive qui peut apparaître durant l’enfance (surtout entre 6 mois et 2 ans au moment de la diversification de l’alimentation) ou à l’âge adulte. Elle se caractérise par une destruction de la paroi de l’intestin grêle suite à la consommation d’aliments à base de gluten. Cela entraîne une malabsorption, en particulier du fer, du calcium et de l’acide folique (vitamine B9).

Le gluten est la partie protéique contenue dans certaines céréales, comme le blé (et dérivé ou apparenté à l’instar de l’épeautre, du froment ou encore du boulgour), le seigle, l’orge et l’avoine.

Les symptômes se manifestent par des désordres digestifs, des diarrhées, des ballonnements, de l’anémie… Mais la maladie peut être silencieuse et, dans ce cas, le diagnostic est très difficile à établir. Elle pourrait toucher 1 personne sur 100 en Europe. En France, le nombre de cas a considérablement augmenté depuis dix ans.

En cas de suspicion, le diagnostic n’est posé qu’au terme des 3 étapes suivantes :

-       dosage des anticorps spécifiques dans le sang ;

-       réalisation d’une biopsie (ou prélèvement) pour s’assurer de la présence d’une « atrophie villositaire », c'est-à-dire d’une faiblesse de la paroi intestinale ;

-       régime sans gluten pour constater (ou non) la disparition des symptômes.

De fait, il ne faut pas confondre intolérance au gluten et allergie au gluten (encore plus rare). Dans le cas de l’allergie, ce sont d’autres mécanismes immunitaires qui entrent en jeu. Et donc d’autres remèdes.

Quelles sont les causes ?

Il n’y a, à ce jour, aucune cause connue précisément. Des facteurs génétiques et héréditaires ont été constatés. Mais on suppose que des facteurs environnementaux (infectieux, par exemple) pourraient également jouer un rôle.

Quelles sont les conséquences ?

Dans la grande majorité des cas, on observe des problèmes digestifs et intestinaux qui disparaissent dès l’éviction du gluten de l’alimentation. Mais dans sa forme « silencieuse » (c’est-à-dire sans symptôme apparent), les conséquences d’une intolérance au gluten peuvent être très graves : non soignée, la maladie cœliaque augmente à long terme le risque de lymphome intestinal (cancer). A court terme, c’est la malabsorption des nutriments qui pose problème. Celle-ci entraîne anémie, par manque de fer, et ostéoporose, par manque de calcium.

Parmi les autres conséquences : l’infertilité, des irrégularités menstruelles, des fausses couches à répétition, des crampes ou encore des aphtes.

Quelle prévention ?

Si l’on s’en tient aux connaissances actuelles, deux facteurs auraient un impact :

-          l’âge d’introduction du gluten dans l’alimentation du nourrisson. Idéalement, il faut l’introduire après 4 mois et, au plus tard, avant 7 mois par petites quantités ;

-          l’allaitement maternel, qui aurait un effet protecteur.

Que faire ?

Si le diagnostic est posé de façon certaine, le seul traitement à ce jour consiste à supprimer totalement et à vie le gluten de son alimentation. Ce régime est contraignant car le gluten est omniprésent dans l’alimentation.

On trouve du gluten dans tous les produits dérivés des céréales (blé, seigle, orge, avoine) :

-          pain, pâtes, semoule de blé, boulgour, blé, pilpil… ;

-          biscuits, viennoiseries, pâtisseries, sauces béchamel, entremets type flan pâtissier, pain de seigle, céréales du petit-déjeuner, etc. ;

-          bière (fabriquée à base d’orge).

En sont dépourvus :

-          le maïs et ses dérivés comme la polenta (semoule de maïs). Il existe des pains de maïs. Assurez-vous toutefois qu’il ne s’agit pas d’un mélange de farine ;

-          le riz ;

-          le quinoa ;

-          le sarrasin ;

-          le soja ;

-          les légumes secs.

Pour tous les aliments transformés et les médicaments, il est nécessaire de bien lire les étiquettes : l’étiquetage du gluten est obligatoire. Il peut être présent dans la recette de l’aliment, mais peut aussi exister à l’état de trace quand, par exemple, de la farine de blé est présente sur le site de production.

Pour faciliter le suivi du régime, de nombreux fabricants commercialisent des préparations de substitution sans gluten. Ces préparations peuvent bénéficier d’une prise en charge partielle par l’Assurance maladie. Elles présentent un logo spécifique. On les trouve très facilement dans les hypermarchés, magasins spécialisés ou en vente par correspondance.

Pour en savoir plus, l’association française des intolérants au gluten (AFDIAG) : www.afdiag.org

 

Dossiers

  • Tous les dossiers
  • Dossier du mois Famille
  • Dossier du mois
    Après 50 ans

Famille

  • Dossiers
  • Recettes
  • Recettes magiques
  • Besoins alimentaires

Besoins alimentaires

  • Enfants
  • Adolescents
  • Adultes

Recettes

  • Toutes les Recettes
  • Recettes sans se ruiner
  • Menus de la semaine

Après 50 ans

  • Dossiers
  • Recettes
  • Besoins alimentaires

Mais aussi...

  • Tests & Quiz
  • Encyclopédie
Espace adhérents Plan du site Mentions légales

©2013 On mange quoi ? Ce service vous est proposé par La Mutuelle Générale.