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Restauration scolaire : que faut-il en penser ?

Enfant fragile : le PAI à votre service

Mis en place en 2003, le Projet d’accueil individualisé (PAI) permet aux enfants dont l’état de santé justifie et nécessite un régime spécifique de bénéficier d’un déjeuner adapté dans l’enceinte même de l’établissement scolaire. Selon leur pathologie (diabète, maladie digestive, allergie alimentaire), ils ont le choix entre un menu élaboré par le restaurant scolaire ou le panier-repas préparé à la maison. Le PAI est un « contrat » passé entre les parents et le directeur de l’établissement, validé par le médecin scolaire. Modèle sur : www.education.gouv.fr, bulletin officiel du 18 septembre 2003.

Restauration scolaire : tout juste la moyenne !

Les repas servis aux élèves devraient répondre à trois critères essentiels : favoriser la croissance des enfants grâce à un apport convenable en calcium et en protéines, être équilibrés pour ne pas favoriser l’obésité (14 % des jeunes sont en surpoids), et jouer la carte de la convivialité. En pratique ce n’est pas toujours le cas. Même si les bonnes initiatives se multiplient…

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses, anciennement Afssa) s’intéresse de près à ce que mangent les élèves. Depuis une dizaine d’années, elle ausculte même avec application le contenu des assiettes. La première grande étude a couvert la période 1998-1999. « Nous avions constaté, se souvient Lionel Lafay, responsable de l’épidémiologie nutritionnelle à l’Anses, que les repas de cantine étaient trop riches en graisses et manquaient de calcium. Néanmoins, pour les primaires, ils contribuaient à une meilleure consommation de fruits, de légumes et de poissons. »
En 2005, nouveau tour des cantines scolaires dans les collèges et les lycées pour vérifier que les recommandations de la circulaire relative à « la composition des repas et à la sécurité des aliments » étaient bel et bien appliquées. Résultat mitigé.  « La moitié des établissements de l’Education nationale en tiennent compte, mais de façon partielle », résume Lionel Lafay.
Concrètement, s’il n’y a rien quasiment à redire en matière d’hygiène ou de sécurité sanitaire des aliments, « en revanche, reprend-t-il, l’équilibre alimentaire n’est une priorité que dans 35 % des cas, et la qualité nutritionnelle de certains plats principaux laisse encore à désirer ». Et de pointer, notamment, l’apport insuffisant de bonnes protéines.

Qualité et accueil à améliorer

Une table pas assez équilibrée… et un environnement pas toujours à la hauteur. C’est ce qui ressort de l’enquête menée en 2009 par l’association Consommation, Logement et Cadre de Vie (CLCV) auprès de 1 400 élèves du primaire et du secondaire âgés de 9 à 14 ans. Si 63 % des plus jeunes considèrent que le restaurant est agréable, 67 % des collégiens et lycéens déclarent y déjeuner « parce qu’ils ne peuvent pas faire autrement. » La moitié des « grands » sort de table en ayant encore faim, souvent du fait qu’ils ne mangent pas entièrement (ou même pas du tout) le plat principal. Dans la majorité des cas, ils expédient leur repas en moins de vingt minutes.
Par ailleurs, seulement 50 % des primaires et 25 % des secondaires se lavent les mains avant de passer à table. Enfin, 80 % des enfants estiment que la cantine est trop bruyante. A cet égard, la CLCV déplore le non respect de la norme « Service de la restauration scolaire » élaborée en 2005 par l’Afnor relative, entre autres, à l’épineuse question du bruit.

Du bon, du beau… du bio

Le tableau n’est pas toutefois complètement sombre. En effet, les résultats des études ne reflètent pas les gros efforts parfois consentis. Ainsi, certains directeurs de la restauration municipale – qui gèrent les repas des maternelles et des primaires – se sont réunis au sein de l’Association nationale des directeurs de la restauration municipale (ANDRM) : www.andrm.fr , afin de partager leurs expériences positives : variété des menus, valorisation des produits du terroir, conception de locaux accueillants. A Aubagne, dans les Bouches-du-Rhône, « nous avons introduit dès 1992 des pommes bio dont la petite taille était parfaitement adaptée à l’appétit des maternelles ! », raconte Elisabeth Tabari, directrice de la restauration municipale.
L’amélioration tant attendue et sollicitée au gré des enquêtes passera-t-elle par les aliments bio ? Quoi qu’il en soit, le Grenelle de l’Environnement a prévu qu’ils représenteront 20 % des repas servis en 2012. Un vaste challenge quand on sait qu’ils sont, aujourd’hui, distribués au compte-goutte, à raison en moyenne d’un produit par repas, ou d’un repas intégralement bio par mois !  

 

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