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Céréales du petit-déjeuner : une bonne habitude pour votre enfant ?

Céréales du petit-déjeuner : peut mieux faire !

Introduites en France à la fin des années 60, les céréales du petit-déjeuner ont rapidement séduit par leur facilité d’utilisation. Le marketing a fait le reste. Personnages sympathiques sur les emballages, promesses alléchantes de tonus, de vitalité et de santé : autant d’éléments qui ont suffi à transformer en quelques années les céréales en produit phare du petit-déjeuner, notamment auprès des plus jeunes. Aujourd’hui, les enfants comptent pour 60 % des consommateurs de céréales, contre 17 % des adultes.

Sur le papier, c’est plutôt une bonne nouvelle. Les céréales, comme le blé, le riz ou le maïs, sont sources d’amidon, un glucide complexe (gros sucre) vecteur d’énergie. Lorsqu’elles ne sont pas trop raffinées, elles fournissent aussi des fibres dont les bienfaits sont multiples : amélioration du transit, protection contre certains cancers, régulation de l’appétit et de la prise de poids. Et pour certaines, comme l’avoine et l’orge, réduction des taux sanguins de cholestérol et de sucre (glycémie) après les repas.

Des céréales souvent dénaturées

Le problème, c’est que les céréales du petit-déjeuner vendues aujourd’hui dans les supermarchés n’ont plus grand-chose à voir avec les pétales de blé inventés en 1894 par un certain Dr Kellogg, nutritionniste avant-gardiste : des grains de blé cuits à la vapeur et aplatis entre des cylindres. Enrichies en sucre et en sel, préparées avec du miel, du caramel, du chocolat et autres fruits secs, certaines variétés comportent désormais moins de 50 % de céréales ! Sans compter que la plupart sont obtenues à partir de céréales raffinées et, par conséquent, appauvries en fibres, vitamines et minéraux. Et que, pour devenir pétales, boules ou flocons, elles subissent différents traitements physiques (fortes températures, variations de pression) qui modifient leur amidon.

 

Résultat : la plupart des céréales du petit-déjeuner se digèrent très vite. On dit qu’elles ont un index glycémique élevé : leurs glucides élèvent rapidement et fortement le taux de sucre dans le sang. Elles ne rassasient pas très longtemps et ne garantissent pas forcément l’absence du creux de 11 heures !

Trop de sucre...

Le plus ennuyeux dans tout cela, c’est que ce sont précisément les céréales destinées aux enfants qui sont les moins équilibrées. Selon l’Observatoire de la qualité de l’alimentation (Oqali), ce sont en effet les plus sucrées, avec une teneur moyenne en sucres de 30 à 34 %, et pour certaines de 50 % ! En clair, une petite portion de 30 g vaut au moins 2 morceaux de sucre. De quoi habituer nos chères têtes blondes, en train de forger leur goût, à des saveurs très sucrées.

Certes, on ne peut pas affirmer que le sucre soit à l’origine de la progression de l’obésité. Il peut cependant stimuler la surconsommation alimentaire. Il favorise aussi les caries lorsque l’hygiène dentaire est défaillante. Mais le plus gros défaut des céréales trop sucrées est sans doute leur index glycémique élevé : leur consommation (sauf au cours d’un exercice physique) peut être à l’origine d’une surproduction d’insuline, une hormone dont l’excès abîme les artères à long terme.

…Et de graisses

Autre reproche fait aux céréales, essentiellement celles qui sont fourrées, leur apport en graisses – 15 % en moyenne – alors que les céréales brutes n’en contiennent pas. Cela majore leur valeur calorique et contribue à un supplément de graisses saturées, qu’il faudrait limiter pour éviter le mauvais cholestérol LDL.

Heureusement, les céréales pour enfants n’ont pas tout faux. Presque toutes étant enrichies en vitamines et en fer, elles s’avèrent pour nos petits la meilleure source de la plupart des vitamines B. De plus, comme le soulignent des pédiatres, elles favorisent la consommation de lait, un excellent vecteur de calcium.

 

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