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Revoir l’équilibre des repas

Plus de végétal, moins de produits industriels transformés : telle est la clé pour équilibrer son budget tout en prenant soin de sa santé. Les astuces de Nicole Darmon, chercheuse à l’Inserm de Montpellier et de Caroline Rio, diététicienne-nutritionniste.

Interrogés sur leur façon de maîtriser leur budget alimentaire, 55 % des Français déclarent acheter moins de viande ou de poisson. De fait, ces deux catégories d’aliments représentent un poste important de dépenses1.

Arbitrer entre les groupes d’aliments
« Les viandes et poissons d’une part, les fruits et légumes d’autre part, sont les aliments les plus chers », indique Nicole Darmon. Pour s’offrir davantage de fruits et légumes, il est judicieux de réduire la viande. Même arbitrage entre les produits laitiers et les plats cuisinés du commerce, dont la part est équivalente dans notre budget : ces derniers sont trop salés et souvent trop gras, autant privilégier les yaourts et les fromages frais, qui, eux, sont abordables. Enfin, les féculents (pains, pâtes, riz…), idéalement complets, sont à préférer aux biscuits, confiseries et chips.

Réduire la part des protéines animales
Selon la 3e étude individuelle nationale des consommations alimentaires (INCA 3), menée entre 2014 et 2015, les Français consomment encore trop de protéines d’origine animale (viandes et poissons, majoritairement)2. Réduire cette proportion permettrait de faire des économies et de tenir les recommandations de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) : un maximum de 500 g de viandes (volailles non comprises) par semaine et 25 g de charcuteries par jour.

Miser sur les légumes secs
Alors que l’Anses conseille d’en consommer plusieurs fois par semaine, seulement 11 % des enfants et 15 % des adultes déclarent en manger. « Ces aliments ont la réputation de faire grossir et d’occasionner des troubles digestifs, indique Caroline Rio. Classiquement, dans le cadre d’une alimentation végétarienne, on recommande de les associer à des céréales pour optimiser la qualité de leurs protéines. Mais au sein d’une alimentation omnivore, il est tout à fait possible de les manger avec des légumes verts, en verrine apéritive, en soupe ou en salade composée, dans des recettes plus légères. Trempage et cuisson suffisants permettent d’éliminer les composés qui les rendent indigestes. »3

(1)    Baromètre SOFINCO : Les Français et leur budget lié à l’alimentation (Mars 2016).
(2)    Etude Inca 3 : www.anses.fr/fr/content/inca-3-evolution-des-habitudes-et-modes-de-consommation-de-nouveaux-enjeux-en-mati%C3%A8re-de
(3)    Conseils et astuces pour préparer les légumes secs sur le site de la Fédération nationale des légumes secs : www.legume-sec.com/les-cuisiner/modes-de-preparation

En savoir plus

Savez-vous goûter les légumes secs ?, Bruno Couderc, Gilles Daveau, Danièle Mischlich, Caroline Rio, éd. Presses EHESP (2014).

 

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