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Pour ou contre les statines ?

L’avis du Pr Jean-François Arnal, président de la Nouvelle société francophone d’athérosclérose.

Début 2013, le doute a été jeté sur ces médicaments prescrits contre l’excès de cholestérol. Or, si les statines peuvent entraîner des effets secondaires, leur intérêt est avéré dans la réduction des maladies cardio-vasculaires pour peu qu’elles soient correctement utilisées. Depuis qu’elles existent, la mortalité après infarctus a baissé de moitié. Elles sont donc quasi-incontournables après un premier accident vasculaire, et utiles en prévention pour les personnes cumulant au moins trois autres facteurs de risque (diabète, hypertension, surpoids, antécédents familiaux d’accidents cardio-vasculaire, tabagisme…).

L’excès de cholestérol, facteur de risque cardio-vasculaire

De l’hypercholestérolémie à l’infarctus, il n’y a parfois qu’un pas. Chaque année, 100 000 Français sont victimes d’une crise cardiaque. Pas de panique pour autant : une bonne hygiène de vie permet de réduire fortement les risques de maladies cardio-vasculaires.

Trente pour cent des Français de 18 à 74 ans ont trop de cholestérol, selon les résultats de l’Etude nationale nutrition santé (1). Soit ils ont un taux sanguin de « mauvais » cholestérol (LDL-cholestérol) supérieur à 1,6 g par litre, soit ils sont traités par un médicament dit « hypolipémiant », destiné à faire baisser les lipides du sang. Cette proportion atteint 55 % chez les personnes âgées de plus de 65 ans.

Des risques démontrés

Avec les années et les progrès de la médecine, le regard sur le cholestérol a changé. Aujourd’hui, ce n’est plus tant le cholestérol total qui intéresse les médecins que le taux de mauvais cholestérol. En excès, celui-ci peut en effet se déposer sur les parois des artères et les boucher peu à peu. Avec à la clé une augmentation des risques d’angine de poitrine, d’infarctus et d’accident vasculaire cérébral (AVC). A l’inverse, le « bon » cholestérol (HDL-cholestérol) exerce une action protectrice sur les artères. Plus on a de facteurs de risque cardio-vasculaires (tabagisme, diabète, hypertension artérielle…), plus le médecin fixe un objectif bas pour le LDL.

L’hygiène de vie, premier traitement

« Pour faire baisser le LDL-cholestérol ou éviter qu’il n’augmente, il faut d’abord adopter une bonne hygiène de vie », souligne le Pr Hervé Douard de la Fédération française de cardiologie. De fait, en dehors des hypercholestérolémies familiales dues à des anomalies génétiques et souvent découvertes chez des adultes jeunes voire des enfants, l’excès de cholestérol a pour causes une alimentation inappropriée, un manque d’exercice physique et éventuellement un surpoids. Ce n’est qu’en cas d’échec des mesures d’hygiène et de diététique qu’un traitement médicamenteux sera envisagé.

(1)    Etude ENNS. Bulletin épidémiologique hebdomadaire de l’Institut national de veille sanitaire du 24/9/13. www.invs.sante.fr

 

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