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Dossiers Après 50 ans

Les sucres : amis ou ennemis ?

Edulcorants intenses : aucun intérêt ?

 

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) vient de publier un rapport concernant les risques et bénéfices nutritionnels des édulcorants intenses (aspartame, sucralose, extraits de stevia…), ces composés à très fort pouvoir sucrant acaloriques et sans impact sur la glycémie (taux de sucre sanguin) (1). Conclusion des experts ? Si les études sont abondantes pour démontrer une absence de toxicité, elles restent insuffisantes pour conclure à des bénéfices nutritionnels. Autrement dit, si les produits édulcorés permettent de réduire l’apport calorique à court terme, rien ne prouve que cela soit le cas à long terme. Et si les édulcorants intenses n’augmentent pas la glycémie, on ne peut pas affirmer qu’ils aident à contrôler le diabète. En clair, et en l’état actuel de connaissances, il n’est pas permis de recommander les édulcorants intenses dans la gestion du surpoids ou du diabète.

(1) Ce rapport intitulé Evaluation des bénéfices et des risques nutritionnels des édulcorants intenses date du 9 janvier 2015 : www.anses.fr

 

Quid des substituts du sucre ?

Fructose, sirop d’érable, sirop d’agave… Ces produits sont présentés par les distributeurs comme des sucres naturels plus sains pour la santé que le sucre. Le dernier Nutri-Débat a permis aux scientifiques d’exposer leur point de vue.

 

Suite aux multiples rumeurs concernant la toxicité des édulcorants intenses, les sucres « naturels » prennent, chaque année, un peu plus de place dans les linéaires. Que faut-il en penser ?

 

Fructose, un peu ça va !

Le fructose, naturellement présent dans les fruits et le miel, semblait, il y a peu encore, présenter de sérieux atouts. D’abord un pouvoir sucrant supérieur à celui du sucre, permettant d’en utiliser moins et, par conséquent, de modérer l’apport énergétique ; ensuite, un index glycémique bas, justifiant son usage dans des confitures et autres douceurs de régime pour diabétiques. L’impact sur la santé de sa surconsommation aux Etats-Unis a toutefois alerté les chercheurs. En effet, outre-Atlantique, la plupart des boissons de type sodas sont sucrées par des sirops de fructose-glucose (obtenus à partir des céréales, et ainsi plus économiques que le sucre). Or, l’augmentation de la consommation de ces boissons coïncide avec l’explosion de l’obésité, du diabète et des maladies cardio-vasculaires.

 

Au final, résume le Pr Bernard Guy-Grand, ancien chef du service de Nutrition de l’Hôtel-Dieu à Paris, « l’excès de fructose entraîne la production par le foie de triglycérides, des graisses qui augmentent le risque cardio-vasculaire et favorisent à long terme le développement d’une hépatite. Mais, en-dessous de 50 g par jour, il n’y a aucun danger à consommer du fructose ». Bref, s’il faut continuer à manger 2 ou 3 fruits par jour, il n’est pas souhaitable de sucrer ses yaourts avec du fructose en poudre…ou de la confiture au fructose !

 

Les sirops naturels, pas si légers que ça…

Incontournable des desserts canadiens, le sirop d’érable est obtenu à partir de la sève de l’arbre. Il contient près de 70 % de glucides, principalement du saccharose, et fournit 28 kcal par cuillère à café (contre 40 kcal pour une cuillère de sucre en poudre). A condition de le doser, il permet de réduire légèrement sa consommation de sucres.

Le sirop d’agave provient quant à lui d’une variété de cactus originaire du Mexique. Il apporte environ 77 % de glucides, essentiellement du fructose (31 kcal la cuillère à café). Il se rapproche du miel, qui fournit 80 % de glucides, mais dans lequel la proportion de fructose est toujours plus faible (même si elle varie, selon l’origine).

 

« L’engouement pour ces produits n’est pas justifié d’un point de vue nutritionnel », commente le Dr Patrick Tounian, du service de Nutrition de l’hôpital Trousseau à Paris. Autant continuer à utiliser du vrai sucre en pâtisserie (qui permet la caramélisation, donne de l’onctuosité et du craquant…), quitte à réduire la proportion indiquée dans les recettes d’environ 20 %... et à ne pas manger de la pâtisserie tous les jours. En revanche, on peut petit à petit éduquer son goût pour s’habituer au café, au thé et aux laitages nature sans sucre…ni substitut du sucre !

En savoir plus

Existe-t-il un « juste sucre » ? Tel était l’intitulé du dernier Nutri-Débat, organisé le 13 janvier 2015, à Paris, par le cabinet de conseil Nutritionnellement.

 

 

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