En utilisant le site onmangequoi.lamutuellegenerale.fr vous acceptez l'utilisation de cookies, destinés à vous offrir une navigation optimale et des contenus personnalisés. En savoir plus
Imprimer le dossier

Dossiers Après 50 ans

Les promesses du microbiote

En lien avec notre santé

La nature des micro-organismes composant le microbiote intestinal a un impact sur l’état de santé. Tout déséquilibre peut favoriser le développement d’une maladie. Explications du Pr Harry Sokol, gastroentérologue à l’hôpital Saint-Antoine, à Paris.

Les micro-organismes composant le microbiote intestinal interagissent avec l’ensemble des cellules de l’organisme. « Lorsque ces interactions sont perturbées, quelle qu’en soit la cause, des dysfonctionnements surviennent et peuvent favoriser l’émergence de maladies chroniques », indique le Pr Sokol, gastroentérologue.

L’obésité et le diabète de type 2

Les chercheurs ont observé que les personnes obèses ont un microbiote déséquilibré – trop pauvre en bactéries de la famille des Bacteroides et trop riche en Firmicutes. Or ces dernières ont la particularité d’utiliser des résidus de l’alimentation, normalement éliminés, augmentant ainsi l’apport calorique des aliments. En outre, dans 30 % des cas, le microbiote est peu diversifié, ce qui favorise le développement des complications de l’obésité : diabète de type 2, augmentation des triglycérides sanguins (des graisses différentes du cholestérol), stéatose hépatique (« foie gras »). Le microbiote intervient aussi sur le niveau de la glycémie (taux de sucre sanguin). « Une étude récente a montré qu’après la consommation de divers aliments contenant des glucides (sucres), la glycémie n’augmente pas de la même façon chez tous les individus et que cela dépend de la composition de leur microbiote. »

Les maladies digestives

Maladie de Crohn, rectocolite hémorragique, cancer du côlon, syndrome de l’intestin irritable, sont associés à des anomalies et à une faible diversité du microbiote. Ce qui se traduit, selon les cas, par un excès de germes toxiques, une moindre production de composés anti-inflammatoires protecteurs, une hypersensibilité du côlon… « Chez les consommateurs excessifs d’alcool, la maladie alcoolique du foie n’évolue vers une cirrhose que lorsque le microbiote est déséquilibré », observe le gastroentérologue.

La possibilité de moduler le microbiote devrait permettre, dans les années à venir, de prévenir ou d’améliorer le traitement de certaines maladies, assure le Pr Sokol.

 

Dossiers

  • Tous les dossiers
  • Dossier du mois Famille
  • Dossier du mois
    Après 50 ans

Famille

  • Dossiers
  • Recettes
  • Recettes magiques
  • Besoins alimentaires

Besoins alimentaires

  • Enfants
  • Adolescents
  • Adultes

Recettes

  • Toutes les Recettes
  • Recettes sans se ruiner
  • Menus de la semaine

Après 50 ans

  • Dossiers
  • Recettes
  • Besoins alimentaires

Mais aussi...

  • Tests & Quiz
  • Encyclopédie
Espace adhérents Plan du site Mentions légales

©2013 On mange quoi ? Ce service vous est proposé par La Mutuelle Générale.