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Dossiers Après 50 ans

Les graisses en voie de réhabilitation

La guerre au gras est-elle finie ?

Depuis trois décennies, les graisses sont considérées comme l’ennemi numéro 1. Erreur ! Ceux qui les réduisent de façon excessive se retrouvent avec une alimentation déséquilibrée. Explications.

 

En juin 2014, le magazine « Time » titrait : « Mangez du beurre. Les scientifiques ont fait du gras un ennemi : pourquoi ont-ils tort ? ». Un titre provocateur aux Etats-Unis, où la population est encouragée par les autorités sanitaires à réduire au minimum sa consommation de graisses. Et cela, depuis les années 1980.

 

Moins de graisses, plus d’obésité ?

 

Les Américains ont la réputation de se nourrir de fast-food. Pourtant, ils ont réellement modéré leur consommation de graisses, qui ne représente en moyenne que le tiers de leur apport énergétique. Malgré ces efforts, ils continuent de grossir – 70% des adultes sont en surpoids ou obèses – et de développer du diabète de type 2 (qui concerne 10 % des plus de 18 ans), l’une des complications les plus courantes de l’excès de poids localisé autour de l’abdomen (1). Comment expliquer ce paradoxe ?

 

Pour les chercheurs qui sont en train de réexaminer l’impact des graisses sur la santé, il est clair qu’une restriction des lipides entraîne une surconsommation des glucides (sucres). Or, surtout lorsqu’ils ont un index glycémique élevé (comme c’est le cas pour le pain blanc à hamburger, les pétales de maïs, les frites ou encore certains sodas), les aliments glucidiques stimulent excessivement la production d’insuline, une hormone qui sert à faire des réserves ! Les glucides en excès par rapport aux dépenses énergétiques sont, de surcroît, transformés en graisses. Ils peuvent, par ce biais, augmenter le risque cardiovasculaire.

 

Les Français plus proches de l’équilibre

 

Contrairement aux Américains, les Français consomment un peu plus de graisses – 38 % de leur apport énergétique, alors que les recommandations sont de 35 à 40 %. Ils s’en portent plutôt bien, comptant parmi les populations européennes les plus minces et les moins sujettes aux maladies cardiovasculaires (1). Certains nutritionnistes s’élèvent même contre le message généraliste du Programme national nutrition santé (PNNS), qui préconise d’éviter de manger trop gras. Tandis que des personnes qui devraient s’en inspirer pour leur santé n’en tiennent pas compte, d’autres, pensant bien faire, se restreignent trop.

 

Or, selon les scientifiques qui ont réactualisé les apports conseillés en acides gras (graisses) en 2010, une consommation trop faible de lipides (moins de 30 % de l’apport énergétique) occasionne un manque de graisses essentielles Oméga 3 et 6 (des graisses pour lesquelles l’organisme est dépendant des apports alimentaires), voire de vitamines D et E (des vitamines liposolubles qui sont associées aux graisses de constitution des aliments) (2).

 

En conclusion ? Rien ne sert de diaboliser certains aliments. Les mesures diététiques radicales ne peuvent qu’entraîner un déséquilibre, préjudiciable pour la santé.

 

(1) Selon les chiffres de l’International Obesity Task Force. http://www.worldobesity.org

 

(2) Avis de mars 2010 de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses, anciennement Afssa). www.anses.fr

 

 

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