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Dossiers Après 50 ans

La goutte, acte II : le grand retour

Nouveaux pièges, nouveau régime

Même si un régime adapté ne suffit pas à normaliser l’acide urique, il minimise le risque de crise de goutte. Les conseils du Pr Frédéric Lioté, rhumatologue à l’hôpital Lariboisière, à Paris, et membre de la SFR.

 

Un taux sanguin d’acide urique trop élevé – condition nécessaire pour déclencher une crise de goutte – peut provenir d’une alimentation inadéquate tout comme d’un défaut d’élimination de l’acide urique dans les urines. Qu’on ait déjà eu la douloureuse expérience d’une crise ou qu’on appartienne à une famille génétiquement prédisposée, on a tout intérêt à surveiller le contenu de son assiette. « Le régime recommandé est l’alimentation équilibrée que nous devrions tous avoir. La recherche récente a montré que les régimes restrictifs d’autrefois, excluant certains légumes (asperges, épinards…), les fruits secs, le chocolat… ne sont plus d’actualité ».

 

Limiter viandes, abats, gibiers et poissons bleus

 

Ces aliments sont riches en purines, des composés qui se transforment dans l’organisme en acide urique. « Nous mangeons, en France, trop de ces aliments protéinés. Une portion de 100 à 150 g par jour suffit (100 g est le poids d’un steak haché surgelé). » Abats et gibiers, prisés du temps de la noblesse, sont particulièrement déclencheurs de goutte, mais leur consommation est devenue plutôt rare de nos jours. Quant aux poissons bleus ou poissons gras (maquereau, hareng, sardine, saumon), ils sont recommandés une fois par semaine pour leur apport d’oméga 3.

 

Eviter certains alcools

La bière contient aussi des purines… même lorsqu’elle est sans alcool ! « Les alcools forts comme le whisky, le gin, la vodka sont contre-indiqués, car des études récentes confirment leur impact sur l’hyperuricémie. » Et comme l’alcool facilite la formation d’acide urique dans l’organisme, tout en diminuant son élimination urinaire, la consommation de vin doit rester modérée. « Les recommandations de santé publique, maximum 1 à 2 verres par jour sont valables chez les personnes goutteuses. »

 

Modérer le fructose

La consommation de fructose en excès induit une augmentation de l’acide urique dans l’organisme. Ce sucre est connu pour être présent dans les fruits. Mais c’est parce que nous mangeons davantage d’aliments industriels sucrés (biscuits, confiseries, sodas, glaces, desserts lactés…) qu’autrefois que notre apport est devenu excessif. Les nutritionnistes recommandent de ne pas dépasser 50 g de fructose par jour. Cela correspond à l’équation suivante : 3 fruits moyens (type pomme) + 1 cuillère à soupe de confiture + 1 rangée de chocolat ou 2 à 3 biscuits + 1 laitage sucré. Quant aux sodas, leur consommation est déconseillée.

 

Contrôler les graisses saturées

« En excès, elles favorisent l’insulino-résistance (empêchant l’insuline, qui est une hormone, d’agir normalement), ce qui entraîne une moindre élimination de l’acide urique via les urines. » Elles se trouvent dans les aliments d’origine animale (beurre, crème, fromages, viandes grasses, charcuteries) et se cachent dans de nombreux produits industriels élaborés avec de l’huile de palme (biscuits, viennoiseries, pâtes à tarte, chips, plats cuisinés…). L’apport demeure raisonnable si on se limite à une portion de fromage (30 à 40 g), une portion de viande (100 à 150 g) et 2 cuillères à café (20 g) de beurre par jour… et qu’on lit attentivement les étiquettes des produits du commerce.

 

Maigrir le cas échéant

On est plus à risque de goutte lorsqu’on est en surpoids. Mais gare aux régimes express ou aux diètes hyper-protéinées, qui peuvent déclencher des crises de goutte ! Modérer l’alcool, les produits sucrés et les aliments gras suffit à perdre tranquillement des kilos superflus à condition d’être actif (30 à 60 minutes d’activité physique par jour). « Dans le cas où on ne parvient pas à maigrir seul, il faut consulter son médecin ».

 

 

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