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Intestin sensible : comment éviter les lendemains difficiles ?

Pour éviter toutes sortes de dérèglements intestinaux, il faut parfois s’abstenir de consommer certains aliments. Les conseils du Dr Pierre Nys, médecin nutritionniste, pour passer des fêtes en paix.


Quels sont les aliments les plus mal supportés en cas d’intestin irritable ?

Dr Pierre Nys – Il s’agit des aliments gras ou fermentescibles. Les graisses cuites, fritures, sauces sont particulièrement indigestes. Quant aux glucides susceptibles d’être fermentés dans le gros intestin, il s’agit de certaines fibres (légumes secs, aliments céréaliers complets), du lactose (lait), du fructose (caché dans les sucreries sous forme de sirop de glucose-fructose), des polyols (sorbitol, xylitol, maltitol… présents dans les bonbons, les chewing-gums et les chocolats sans sucre) ou de l’amidon insuffisamment digéré (pain, pâtes…).

 

Peut-on malgré tout s’autoriser quelques entorses ?

P.N – Tout dépend de la tolérance de chacun. Certaines personnes préfèrent éviter les écarts de régime parce qu’elles savent devoir le payer cher. D’autres ont une marge de manœuvre un peu plus importante. Les repas de fêtes traditionnels trop copieux sont de toute façon indigestes. Pour s’en sortir sans trop de dommages, il faut savoir modérer les quantités, ne pas cumuler lors d’un même repas plusieurs aliments très gras (foie gras, chapon, bûche à la crème au beurre) et éviter d’enchaîner les repas festifs.

 

Y a-t-il des remèdes qui aident à passer le cap ?

P.N – L’argile ou le charbon peuvent aider à prévenir diarrhée ou ballonnements, même si leur efficacité varie d’une personne à l’autre. Je conseille d’en faire une cure de 2 à 3 semaines en commençant quelques jours avant les fêtes, et en continuant jusqu’à début janvier. Les probiotiques qui contribuent à rééquilibrer la flore intestinale présentent également un intérêt, mais à condition d’en prendre quotidiennement sur de longues périodes. Enfin, certaines infusions (menthe poivrée, mauve, camomille) soulagent ponctuellement les digestions difficiles.

 

En cas d’intolérance au gluten, faut-il absolument se passer de blinis et de bûche de Noël ?

P.N – Les personnes qui souffrent d’une maladie cœliaque diagnostiquée doivent absolument éviter le gluten, car cette protéine altère la muqueuse intestinale. Si elles font des écarts trop souvent, elles n’ont pas forcément des symptômes digestifs, mais à la longue, il y a des risques de carences par malabsorption (en raison du mauvais état de la muqueuse digestive), voire de cancer. Pour manger sans gluten à Noël, il faut donc prévoir du pain de mie de régime pour le foie gras, éviter les blinis avec le saumon et remplacer la bûche pâtissière par du sorbet.

 

Et en cas de sensibilité au gluten, est-ce pareil ?

P.N – En l’absence de maladie cœliaque, les écarts de régime n’ont pas de conséquence grave. Le seul risque est d’avoir mal au ventre, voire de retrouver des symptômes (douleurs articulaires, fatigue…) qui avaient disparu en mangeant sans gluten. On peut donc s’autoriser des entorses mais sans abuser.

Pierre Nys est l’auteur de Plus jamais mal au ventre, éd. Leducs (2014).

 

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