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Comment renforcer vos défenses naturelles

L’avis du spécialiste

Les bons livres de nutrition nous l’enseignent : nombreux sont les minéraux et oligo-éléments comme le zinc, les nutriments (acides gras, acides aminés) et les vitamines (C, B9, D, etc.) qui ont des effets positifs sur les fonctions immunitaires. De là à s’en « gaver » ? Sûrement pas ! Les explications du Dr Jean-Michel Lecerf, chef du service nutrition de l’Institut Pasteur de Lille. 

Le statut nutritionnel de la majorité des Français est très loin d’être carencé. Or seuls les déficits caractérisés sont réellement associés à une altération des fonctions immunitaires.

Certaines catégories d’individus sont cependant en situation de sous-nutrition et, donc, à risque de carence : les populations très défavorisées, les sujets âgés seuls et aux revenus modestes, les personnes souffrant d’une maladie grave entraînant une anorexie…

Dans ces cas, des suppléments alimentaires en protéines, en certains acides aminés et en vitamines peuvent permettre d’améliorer leurs défenses et d’éviter certaines complications infectieuses. A cet égard, il n’est pas raisonnable, voire choquant, de prôner le jeûne comme moyen thérapeutique de guérison. Cette mode relève, ni plus ni moins, de l’anti-nutrition !

Parmi les pistes actuellement évoquées dans le renforcement de nos défenses naturelles, il y a celle des probiotiques, à l’instar des ferments lactiques, et des prébiotiques (fibres « fermentescibles »). En effet, ils peuvent moduler la flore intestinale, laquelle se trouve en interaction étroite avec le plus grand système immunitaire de l’organisme : le système lymphoïde intestinal.

C’est d’ailleurs en grande partie parce qu’il contient de « bons » microbes et des sucres spéciaux prébiotiques que le lait maternel joue un rôle majeur sur les défenses immunitaires du nouveau-né. Il induit une flore favorable qui agit comme première barrière contre les germes pathogènes.

Si nous avons toutes les bonnes raisons de maintenir une alimentation variée, équilibrée, suffisante et sans excès tout au long de notre vie, il faut y ajouter deux autres éléments non moins bénéfiques pour nos défenses immunitaires : le « moral » et, surtout, l’activité physique. Cette dernière présentant le double avantage de permettre de manger mieux tout en luttant contre le stress.

Dr Jean-Michel Lecerf

Les bons livres de nutrition nous l’enseignent : nombreux sont les minéraux et oligo-éléments comme le zinc, les nutriments (acides gras, acides aminés) et les vitamines (C, B9, D, etc.) qui ont des effets positifs sur les fonctions immunitaires. De là à s’en « gaver » ? Sûrement pas ! Les explications du Dr Jean-Michel Lecerf, chef du service nutrition de l’Institut Pasteur de Lille.

Le statut nutritionnel de la majorité des Français est très loin d’être carencé. Or seuls les déficits caractérisés sont réellement associés à une altération des fonctions immunitaires.

Certaines catégories d’individus sont cependant en situation de sous-nutrition et, donc, à risque de carence : les populations très défavorisées, les sujets âgés seuls et aux revenus modestes, les personnes souffrant d’une maladie grave entraînant une anorexie…

Dans ces cas, des suppléments alimentaires en protéines, en certains acides aminés et en vitamines peuvent permettre d’améliorer leurs défenses et d’éviter certaines complications infectieuses. A cet égard, il n’est pas raisonnable, voire choquant, de prôner le jeûne comme moyen thérapeutique de guérison. Cette mode relève, ni plus ni moins, de l’anti-nutrition !

Parmi les pistes actuellement évoquées dans le renforcement de nos défenses naturelles, il y a celle des probiotiques, à l’instar des ferments lactiques, et des prébiotiques (fibres « fermentescibles »). En effet, ils peuvent moduler la flore intestinale, laquelle se trouve en interaction étroite avec le plus grand système immunitaire de l’organisme : le système lymphoïde intestinal.

C’est d’ailleurs en grande partie parce qu’il contient de « bons » microbes et des sucres spéciaux prébiotiques que le lait maternel joue un rôle majeur sur les défenses immunitaires du nouveau-né. Il induit une flore favorable qui agit comme première barrière contre les germes pathogènes.

Si nous avons toutes les bonnes raisons de maintenir une alimentation variée, équilibrée, suffisante et sans excès tout au long de notre vie, il faut y ajouter deux autres éléments non moins bénéfiques pour nos défenses immunitaires : le « moral » et, surtout, l’activité physique. Cette dernière présentant le double avantage de permettre de manger mieux tout en luttant contre le stress.

Dr Jean-Michel Lecerf

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